Centre dentaire low cost à Cabestany (image d'illustration).
Centre dentaire low cost à Cabestany (image d'illustration). ©Maxppp - SYLVIE CAMBON
Centre dentaire low cost à Cabestany (image d'illustration). ©Maxppp - SYLVIE CAMBON
Centre dentaire low cost à Cabestany (image d'illustration). ©Maxppp - SYLVIE CAMBON
Publicité

Centres dentaires, les dérives du low cost, une proposition de loi veut encadrer davantage les centres de santé : Patrick Solera président de la fédération des syndicats dentaires libéraux est l'invité de 6h20.

Depuis une dizaine d'année, de nombreux centres de soin dentaire et ophtalmologiques sont créés en France, et dans le viseur des députés. Ils vont débattre à l'Assemblée ce mercredi 30 novembre d'une proposition de loi pour mieux les encadrer. Une proposition que soutien Patrick Solera, dentiste à Toulouse et président de la fédération des syndicats dentaires libéraux.

"Ce qu'on peut trouver de pire"

"Ces affaires, pour ne pas dire des scandales, impliquent beaucoup de centres de santé et rassemblent tout ce qu'on peut trouver de pire dans une prise en charge médicale", assure Patrick Solera. "Tromperies aggravées, fraudes fiscales et sociales, actes de mutilations volontaires", liste-t-il entre autre, assurant qu'il est temps de "légiférer une bonne fois pour toute".

Publicité

Selon le président de la fédération des syndicats dentaires libéraux, on compte aujourd'hui "à peu près 1.000 centres", de ce type en France, dont "600 ou 700", localisés à Paris. Des centres qui s'implantent depuis la promulgation de la loi Bachelot, qui avait notamment pour objectif de favoriser la création de ce type de centres pour combler les déserts médicaux. "On voit bien, 13 ans après, que ces centres se sont installés sans aucun agréments, juste avec une simple déclaration auprès de l'ARS", explique Patricl Solera. "Et donc on se retrouve avec des centres dans des régions surdotées, et là où on a besoin de dentistes, il n'y a aucun centre."

Toujours pour Patrick Solera, "on voit bien qu'il y a l'appât du gain, et même je pense une escroquerie en bande organisée". Il assure également que concernant les personnes qui sont à la tête de ces centres, "on retrouve des professions totalement déconnectées de la santé". "Beaucoup de scandales sont dus notamment à ces directeurs de centre qui n'ont aucune notion médicale et déontologique."