Le congrès de l'UICN vise à trouver des solutions pour préserver la biodiversité ©AFP - JULIAN STRATENSCHULTE / DPA
Le congrès de l'UICN vise à trouver des solutions pour préserver la biodiversité ©AFP - JULIAN STRATENSCHULTE / DPA
Le congrès de l'UICN vise à trouver des solutions pour préserver la biodiversité ©AFP - JULIAN STRATENSCHULTE / DPA
Publicité
Résumé

Le congrès mondial de la nature de l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) s'ouvre ce vendredi 3 septembre à Marseille : Maud Lelièvre présidente du comité français de l'UICN est notre invitée de 6h20

avec :

Maud Lelièvre (Vice-présidente de l’UICN France et déléguée générale des Eco Maires).

En savoir plus

Pour la première fois depuis 1948, le congrès mondial de la nature de l'UICN est organisé en France. Il commence vendredi à Marseille et sera ouvert par Emmanuel Macron : "Il y a d'abord eu une première session pour la France, le One Planet Summit en janvier dernier. Lors de cet événement, il a donné rendez-vous au congrès de l'UICN pour faire le point sur un certain nombre de mesures urgentes", rappelle Maud Lelièvre, présidente du comité français de l'UICN. "Nous attendons une sorte d'état des lieux de l'avancée sur ces sujets, mais il faut aussi de nouvelles propositions, de nouvelles ambitions. Il vaut une prise de conscience et des décisions pour stopper la crise de la biodiversité", explique-t-elle. 

La France a notamment avancé sur la question des aires protégées : l'objectif de 30% fixé par l'Onu en 2030 est déjà presque atteint, note Maud Lelièvre. Mais l'enjeu, c'est aussi d'éviter des épidémies comme celle de Covid en protégeant la nature : "Les causes de destruction de la nature aboutissent à une dégradation de la santé humaine. La déforestation, l'agriculture intensive et la mondialisation : on connait toutes les conditions qui font apparaitre de nouvelles maladies. La perte des écosystèmes atteint l'homme dans son économie, dans son alimentation". 

Publicité

L'UICN met à jour régulièrement la liste rouge des espèces menacées. La situation n'est pas favorable : "On est dans une accélération de la disparition de la biodiversité : l'UICN publie depuis longtemps un état des lieux de la biodiversité. Il y a souvent de mauvaises nouvelles, et parfois des bonnes", selon Maud Lelièvre. "Nous sommes assez inquiets en ce qui concerne les outre-mers français", ajoute-t-elle. 

Mais "nous avons à chaque congrès des avancées" sur les engagements en faveur de la biodiversité, assure la représentante française de l'UICN. "A la différence d'une COP, cela permet de mettre tout le monde autour de la table : les États, mais aussi des scientifiques, des ONG, des parcs nationaux. Tous les acteurs autour de la table peuvent trouver les solutions et les déployer".