Caroline Drouin : "On a l'opportunité d'écrire l'histoire du XV de France"

Caroline Drouin sur le terrain pendant le match contre les Fidji, le 22 octobre
Caroline Drouin sur le terrain pendant le match contre les Fidji, le 22 octobre ©AFP - Marty MELVILLE
Caroline Drouin sur le terrain pendant le match contre les Fidji, le 22 octobre ©AFP - Marty MELVILLE
Caroline Drouin sur le terrain pendant le match contre les Fidji, le 22 octobre ©AFP - Marty MELVILLE
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Demi-finale de Coupe du monde de rugby contre la Nouvelle-Zélande : Caroline Drouin joueuse internationale française de rugby est l'invitée de 6h20

Caroline Drouin est demi d'ouverture du XV de France féminin, qui dispute demain sa demi-finale en Coupe du monde de rugby, face à la Nouvelle-Zélande : "On a affaire à une très grosse équipe, une très grosse nation de rugby, on peut s'attendre à un très gros match". L'enjeu est d'autant plus fort que les Bleues n'ont jamais dépassé le seuil des demi-finales en Coupe du monde : "On a l'opportunité d'écrire l'histoire du XV de France, je pense qu'on est conscientes de cet enjeu (...) Forcément, on en rêve, d'autant plus que j'étais dans l'aventure en 2017", quand la France avait joué la petite finale.

Le match se déroulera devant 40 000 personnes, à l'Eden Park. "Pour la plupart d'entre nous ça va être une première : on a eu la chance d'avoir des stades vraiment plein, avec 20 000 personnes notamment à Grenoble. Mais là, on sait que les trois quarts du stade seront contre nous, ce sera un très gros moment à vivre, il ne faudra pas se laisser surprendre par cela", explique la joueuse. "À nous de rester solides et sereines sur le terrain, toutes ensemble".

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Autre différence : en Nouvelle-Zélande depuis cette année, les joueuses disposent de contrats professionnels, alors qu'en France le rugby est encore amateur pour les femmes. "Dans nos clubs, on est encore totalement amatrices. Mais la fédération a vraiment mis les moyens pour qu'on puisse vraiment se préparer et faire face aux All Blacks pour demain. Les choses vont dans le bon sens". Cela constitue-t-il un enjeu d'image pour ce sport ? "C'est ce qui nous est déjà arrivé par le passé : la reconnaissance passe par les résultats, on sait qu'une finale aurait énormément de répercussions pour le sport en France", selon Caroline Drouin.

Comment encourager les filles à aller vers ce sport, contre les clichés ? "Il faut désacraliser cela en disant que ce n'est pas seulement un sport pour les petits garçons (...). Maintenant, dans les écoles de rugby, on n'en est pas encore à la mixité, mais pas loin" dit la joueuse, qui fait partie de seulement une cinquantaine de sportives en France qui peuvent vivre du rugby.

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