Les tests restent toujours parfois en accès libre dans la rue ©AFP - Magali Cohen / Hans Lucas
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Résumé

Covid en France, l'épidémie reprend: Pr Christian Bréchot, virologue, ancien directeur de l’Inserm et de l’Institut Pasteur, président du Global Virus Network est l'invité de 6h20

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En moyenne, sur les 7 derniers jours, on est à plus de 50 000 cas quotidiens. Peut-on parler d'une nouvelle vague ? "On assiste malheureusement, et c'était prévisible, à une augmentation très importante des cas. Le message, c'est que cette pandémie n'a pas disparu. On a vécu depuis deux mois, et je pense sincèrement que c'était une erreur, comme si le virus avait disparu : non, il est encore là", souligne le professeur Christian Bréchot, virologue, ancien directeur de l’Inserm et de l’Institut Pasteur, président du Global Virus Network.

"Ce virus n'évolue pas comme d'autres virus"

"Il ne s'agit pas de paniquer, au sens où en termes d'hospitalisations et de décès il n'y a pas de forte augmentation, mais il y a un risque important", dit-il, ajoutant que les nouveaux variants de Omicron ont manifestement des symptômes plus forts que les précédents, même s'ils n'entraînent pas beaucoup plus de cas graves.

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La reprise est mondiale : "En Europe, il y a une vague importante au Portugal, qui reflue un peu ; aux États-Unis aussi", explique le Pr. Bréchot. Mais comment cela se fait-il malgré l'été, saison moins propice à la diffusion du virus ? "Ce virus n'évolue pas de la même manière que d'autres virus. Et trop de personnes se basent sur des expériences antérieures pour nous expliquer que ce sera saisonnier. La réponse, c'est qu'on ne sait pas", dit-il.

"Il faut porter le masque dans les transports"

Et logiquement, selon lui, "il y aura des variants suivants", même si la situation est bien plus favorable qu'il y a un ou deux ans, parce qu'il y a eu la vaccination et de très nombreuses personnes qui ont déjà rencontré le virus. Mais cela n'empêche pas de préconiser une deuxième dose de rappel pour les personnes de plus de 60 ans et les personnes fragiles.

"Il faut aérer quand on est à l'intérieur, il faut porter le masque dans les transports, ça a été une erreur de l'arrêter. Avec des mesures simples on va passer le cap", explique Christian Bréchot, qui souligne que les symptômes sont plus forts avec ces nouveaux variants et qu'il reste un risque non négligeable de subir un Covid long.

Références