Le tourisme nucléaire à Tchernobyl
Le tourisme nucléaire à Tchernobyl
Le tourisme nucléaire à Tchernobyl ©Radio France - Philippe Lefèbvre
Le tourisme nucléaire à Tchernobyl ©Radio France - Philippe Lefèbvre
Le tourisme nucléaire à Tchernobyl ©Radio France - Philippe Lefèbvre
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Résumé

Tchernobyl, 35 ans plus tard : Laurent Michelot, photographe spécialiste de cette ville d'Ukraine frappée par une catastrophe nucléaire, est notre invité du 6h20.

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Il y a 35 ans tout juste, le 26 avril 1986, à 1h23 du matin, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl fond et explose. Plusieurs milliers de personnes y sont mortes - officiellement -, sans doute beaucoup plus selon les analyses des ONG, si l'on prend en compte ces centaines de milliers de liquidateurs appelés pour décontaminer le site. Laurent Michelot s'est rendu plusieurs fois à Prypiat, dans cette fameuse zone d'exclusion des 30 km autour de la centrale ukrainienne. 

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C'est un "territoire désolée, une ville complètement abandonnée depuis 35 ans, il ne reste que les murs et quelques objets personnels disséminés dans la ville" explique le photographe. "L'image le plus marquante, c'est le silence, on est marqué par le bruits des arbres, du balancement des structures métalliques". Sa première fois sur le site : "U_n choc, dès la première visite, le lieu m'a aspiré, j'ai eu besoin de le documenter, avec ce besoin de laisser un témoignage : à terme la ville est amenée à disparaitre_". 

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Une ville vivante par le tourisme

"C'était une ville liée à une industrie moderne, beaucoup de gens rêvaient d'y vivre avec beaucoup de commodités, de loisirs , une vile idéale à l'époque soviétique" explique Laurent Michelot. "On trouve beaucoup de fresques murales, tout rappelle l'URSS et son idéologie". 

On y rentre pas comme dans une zone normale, mais il faut une autorisation, et toujours avec un guide : "Si on y pénètre avec un dosimètre, il n'y a pas de problèmes", dit le photographe qui y a vu une base militaire qui "officiellement n'existait pas". Désormais c'est une ville "vivante par les touristes" : "C'est dommageable pour le devoir de mémoire, ça génère du passage de la dégradation, du vandalisme; un lieu où l'on se met en valeur sur Instagram"

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Références

L'équipe

Laetitia Gayet
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Production
Laetitia Gayet
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