Céline Gréco est responsable de l'unité de la médecine de douleur et de la médecine palliatif de l'hôpital Necker et autrice de "La démesure" (2013) sous le pseudonyme Céline Raphael
Céline Gréco est responsable de l'unité de la médecine de douleur et de la médecine palliatif de l'hôpital Necker et autrice de "La démesure" (2013) sous le pseudonyme Céline Raphael
vidéo
Céline Gréco est responsable de l'unité de la médecine de douleur et de la médecine palliatif de l'hôpital Necker et autrice de "La démesure" (2013) sous le pseudonyme Céline Raphael - capture d'écran
Publicité
Résumé

De nouvelles équipes mobiles chargées de détecter les cas de maltraitance infantile sont en cours de déploiement dans sept hôpitaux français. Le Dr. Céline Gréco, responsable de l'unité de la médecine de douleur et de la médecine palliatif de l'hôpital Necker, est notre invitée.

avec :

Céline Gréco (Docteure à l'hôpital Necker).

En savoir plus

De nouvelles unités hospitalières viennent de voir le jour afin de détecter les cas de maltraitance infantile et sont en cours de déploiement dans cinq hôpitaux franciliens ainsi qu'à Brest et Grenoble. "Il s'agit d'équipes mobiles, composées d'un médecin formé à repérer les maltraitances, d'une psychologue ou infirmière-puéricultrice, d'une assistante sociale", explique Céline Gréco, à l'origine de ce projet. "Elles interviendront sur appel des autres services de l'hôpital, comme les urgences ou la psychiatrie, mais aussi au sein d'autres établissements. Ces équipes pourront également être sollicités par les médecins de ville."

Aujourd'hui, de trop nombreux cas de maltraitances passent sous les radars des médecins, déplore-t-elle. "Moins des 5% des signalements viennent du corps médical", souligne Céline Gréco. Ainsi, sur 250 000 passages aux urgences des hôpitaux pédiatriques Necker, Trousseau et Debré, 597 ont fait l'objet d'un signalement l'an dernier. Or, on estime que 10% des enfants sont victimes de mauvais traitements. "On ne sait pas repérer ces enfants parce qu'on manque de formation. Sur toutes mes années d'études, j'ai eu une heure de cours consacrée à la question de la maltraitance infantile !"

Publicité

Des médecins formés seront donc mieux à même de repérer les signes physiques (fractures et hématomes caractéristiques, brulures). Ils pourront également aider à effectuer des signalements et des informations préoccupantes, précise-t-elle.

Références

L'équipe

Mathilde Munos
Production