La doyenne des centrales nucléaires françaises, Fessenheim, cessera définitivement de fonctionner dans la nuit de lundi 29 à mardi 30 juin. ©AFP - Philipp von Ditfurth
La doyenne des centrales nucléaires françaises, Fessenheim, cessera définitivement de fonctionner dans la nuit de lundi 29 à mardi 30 juin. ©AFP - Philipp von Ditfurth
La doyenne des centrales nucléaires françaises, Fessenheim, cessera définitivement de fonctionner dans la nuit de lundi 29 à mardi 30 juin. ©AFP - Philipp von Ditfurth
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Résumé

Valérie Faudon, déléguée générale de la Société française d’énergie nucléaire (Sfen), est l'invitée du 6h20 de Mathilde Munos.

avec :

Valérie Faudon (Déléguée générale de la Société française d’énergie nucléaire (SFEN) et Vice-Présidente de l’European Nuclear Society (ENS)).

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La centrale nucléaire de Fessenheim a été définitivement arrêtée : son second réacteur a été débranché du réseau électrique national lundi 29 juin à 23h00, a annoncé EDF. Le réacteur N°1 de la doyenne des centrales nucléaires françaises, mise en service en 1977, avait été arrêté le 22 février. À Fessenheim, il s'agit de la "technologie la plus répandue dans le monde, on sait démanteler les réacteurs à eau pressurisée" explique Valérie Faudon. 

La déléguée générale de la Société française d’énergie nucléaire (Sfen) rappelle qu'après la mise à l'arrêt, il  faut, pendant 5 ans, attendre un décret de démantèlement : "Pendant ce temps, on retire le combustible du cœur de la centrale pour l'évacuer à la Hague. Il refroidit en piscine et entre dans la chaîne du nucléaire recyclé". Le tout est transporté par camions avec des emballages spéciaux : "Toutes les centrales évacuent presque quotidiennement leur combustible usé vers l'usine de la Hague".

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"Pendant la phase d'exploitation, près de 1000 personnes sont sur le site. Peu à peu ils vont décroître pour arriver à 60 personnes en phase de démantèlement", des travaux qui vont durer près de 15 ans, explique-t-elle : "Il faut moins de temps pour la construire que pour la démonter : les enjeux ne sont pas les mêmes".

Une fois qu'on a éliminé le combustible , on a éliminé 99% de la radioactivité du site.

Réglementation moderne pour valoriser les déchets nucléaires

Reste alors du béton et de l'acier à très faible réactivité ; l'enjeu est de recycler ces actifs très faiblement radioactifs, notamment les aciers : "Il faut trouver une réglementation moderne pour valoriser ces déchets", explique Valérie Faudon : "Il existe des lieux aux États-Unis des endroits où l'on est 'retourné au vert', on a laissé l'herbe pousser".

Coût de ce type de démantèlement : "Entre 350 et 500 millions d'euros par réacteur" mais avec les mêmes dossiers techniques, les même équipes, "à partir du premier, il y aura des effets de séries, d'apprentissage avec des économies".

Références

L'équipe

Mathilde Munos
Production