Portrait de l’historienne, spécialiste de l'histoire des sensibilités Sabine Melchior-Bonnet auteure de "Le Rire des femmes" (PUF).
Portrait de l’historienne, spécialiste de l'histoire des sensibilités Sabine Melchior-Bonnet auteure de "Le Rire des femmes" (PUF).
Portrait de l’historienne, spécialiste de l'histoire des sensibilités Sabine Melchior-Bonnet auteure de "Le Rire des femmes" (PUF). ©AFP - DRFP / Sabine MELCHIOR-BONNET - 2017 / Leemage
Portrait de l’historienne, spécialiste de l'histoire des sensibilités Sabine Melchior-Bonnet auteure de "Le Rire des femmes" (PUF). ©AFP - DRFP / Sabine MELCHIOR-BONNET - 2017 / Leemage
Portrait de l’historienne, spécialiste de l'histoire des sensibilités Sabine Melchior-Bonnet auteure de "Le Rire des femmes" (PUF). ©AFP - DRFP / Sabine MELCHIOR-BONNET - 2017 / Leemage
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Résumé

L'historienne des sensibilités est l'invitée de Patricia Martin pour son dernier livre, « Le Rire des femmes », paru aux PUF.

avec :

Sabine Melchior-Bonnet (Ingénieure de recherche et auteur).

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Pour les femmes, pour qui il fut longtemps mal interdit, "le rire, c'est un pouvoir de subversion", explique l'historienne. "Une façon de détourner l'ordre de la raison masculin, le sérieux masculin. C'est une manière de contester la parole masculine."

"Mais le rire des femmes a probablement toujours existé, d'une façon ou d'une autre. C'est du poil à gratter dans le dialogue !"

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Elle rappelle que dans l'imaginaire collectif pendant longtemps, "une femme qui rit c'était assez obscène à regarder ! Elle a la bouche grande ouverte, son corps se trémousse, c'est un soulagement physique qui n'est pas très joli. C'est une des raisons pour lesquelles le rire des femmes était, sinon interdit, du moins gênant. Elle exprimait, sans pouvoir forcément s'arrêter, quelque chose que la parole ne peut pas rendre."

"Il y a une formule qu'on attribue à Mirabeau qui dit que les hommes rient avec le cerveau et les femmes avec l'utérus, la matrice..."

"Au fond, c'est au moment où les civilités s'installent dans les sociétés que le rire devient interdit", explique Sabine Melchior-Bonnet. "C'est à partir du XVIe siècle qu'il y a des manuels de civilité, en Italie puis en France. Dans les sociétés du XVIIe siècle, les femmes riaient avec une écharpe ou un éventail pour cacher leurs dents."

Références

L'équipe

Patricia Martin
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Production
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