vidéo
Emmanuel de Waresquiel ©Maxppp - OUEST FRANCE/Solange Esteves
Publicité
Résumé

Emmanuel de Waresquiel, historien, auteur de Tout est calme, seules les imaginations travaillent (Tallandier), était l'invité de France Inter, jeudi matin.

avec :

Emmanuel de Waresquiel (Historien et éditeur).

En savoir plus

Biographe de Talleyrand et de Fouché, l'historien Emmanuel de Waresquiel, publie un recueil de chroniques courtes et aiguisées sur notre présent, "Tout est calme, seules les imaginations travaillent" (Tallandier). Après avoir "superbement ignoré" le monde qui l'entoure, le voilà qui se "surprends à le regarder de près". En effet, l'historien estime, au micro de France Inter, qu'on "ne peut être curieux du passé sans être curieux du présent"

"On le regarde toujours de façon un peu décalée, comme être le Persan de Montesquieu. On a une vision, on voit peut-être des choses, des fils invisibles qui relient le passé au présent que d’autres ne voient pas", poursuit Emmanuel de Waresquiel. 

Publicité

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

"Quand on fait de l'histoire, on abandonne un peu le présent"

Dans son ouvrage, l'historien critique ceux qui instrumentalisent l’histoire et cherchent de quoi nourrir leurs démonstrations pour s’offrir "une légitimité de pacotille". "Je l’ai un peu vu au moment de la commémoration du bicentenaire de Napoléon. J’avais affaire, souvent, sur les plateaux de télévision, à des activistes qui regardaient par exemple la question de l’esclavage du point de vue de notre époque." Il poursuit : 

"Quand on fait de l’histoire, on abandonne un peu le présent, on oublie les fantômes de la nuit qui ont précédé et on doit être aussi libres que possible de ce qui nous envahit dans le présent."

Comparer les chefs d’État de notre présent ou de notre passé proche aux rois et empereur de l’histoire française (Macron avec Napoléon, par exemple) est absurde, selon Emmanuel de Waresquiel. "Bonaparte casse la baraque en 1799. Je ne suis pas sur que Macron l’aie cassée en 2017. Il hérite d’une révolution dont il sera le prisonnier. Mais en même temps tout ce qui relève de l’organisation élective et collective du pouvoir, il le casse pour organiser un pouvoir pyramidal. (...) Macron arrive au pouvoir de façon légale alors que Bonaparte prend le pouvoir après 10 ans de révolution." 

Dans son ouvrage, l'historien évoque aussi par exemple les "gilets jaunes" : "J’étais très étonné de cette fascination qu’ils avaient pour les ronds-points, dont nous avons une obsession en France et qui servent à l’expression artistique plus ou moins heureuse de nos édiles. Pour moi ces ronds points sont des no man’s land et ces gilets jaunes ont envahi ces endroits anonymes." 

Références

L'équipe

Léa Salamé
Léa Salamé
Léa Salamé
Production
Léa Salamé
Léa Salamé