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Yann Quénet, navigateur. ©AFP - Damien Meyer
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Résumé

Yann Quénet, navigateur, est l'invité de Marion L'Hour à 7h50. Il est de retour en France, après trois ans de tour du monde à bord d’un voilier de 4 mètres.

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Avec une Manche "un peu plus difficile techniquement que les mers du globe que j'ai faites", Yann Quénet est rentré à la maison mercredi, après trois ans de tour du monde sur un petit voilier de 4 mètres. "Je suis encore un peu dans les nuages, j'ai fait un super beau petit voyage que j'ai beaucoup apprécié, j'apprécie aussi le fait de rentrée. Je suis pris entre la tristesse et la joie de rentrer", dit-il, après qu'il a été accueilli par ses amis, embarqués sur des bateaux. Il achèvera officiellement son tour du monde à Saint-Brieuc samedi.

En trois ans de navigation, Yann Quénet confie avoir vécu "principalement du bonheur, un rêve qui se réalise, je n'ai pas de mauvais souvenir, même s'il y a eu des moments plus difficiles". Parmi eux, 77 jours passés en mer entre Nouméa et la Réunion à cause de la Covid : "Les premiers jours, pour s'adapter à la solitude, cela demande de l'adaptation, et puis au fil des jours, on perd la notion du temps, c'est une sensation de perte de repères qui est assez agréable". Le problème le plus notable dans cette situation étant l'approvisionnement en eau.

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"C'est un petit bouchon sur les flots"

Pour le reste, il se souvient "des couchers de soleil, des troupeaux de cétacés, des petits instants qui mettent de la magie au voyage". Et des rencontres : "à chaque fois que je suis arrivé quelque part, les gens venaient à moi, les gens étaient interpellés par la taille de mon bateau ; j'ai des accueils très sympathiques, ça a été la vraie bonne surprise du voyage".

"Baluchon", son bateau, qu'il a dessiné et construit lui-même, est un petit navire de 4 mètres, "qu'on peut comparer à l'mage d'un petit bouchon sur les flots, qui monte et descend". "Il est ergonomique, il est fait pour moi", même s'il reconnait que ceci représente un certain "inconfort".

"J'ai la folie des grandeurs, mon prochain bateau fera cinq mètres"

Sur un aussi petit navire, le rythme est différent : "J'adore rêvasser, laisser couler mon esprit. La vie au large me convient assez bien. J'ai une petite liseuse avec des tonnes et des tonnes de bouquins, je ne m'ennuie jamais sur mon petit bateau". Ne se disant pas très compétiteur, il ne pense pas "faire partie des gens qui font la mini-transat". Mais "en Bretagne, on dit petit bateau, petit problèmes, et moi je n'aime pas trop les problèmes !"

Il a d'ores et déjà de nouveaux projets : "J'ai la folie des grandeurs : je vais faire un bateau de moins de cinq mètres". Pour "Baluchon", il raconte avoir fait le bateau "en fonction de ce que j'avais dans mon porte-monnaie à ce moment-là, donc j'avais 4000€". Et pour gagner sa vie, pas de sponsors, mais des petits boulots effectués en fonction de ses arrêts : une voilerie à la Réunion, par exemple. "Je ne veux que des choses à mon échelle, moi je suis un petit bonhomme, il me faut un petit bateau".

Références