François Villeroy de Galhau, invité de la Matinale de France Inter ©Radio France - Grégoire Nicolet
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François Villeroy de Galhau, invité de la Matinale de France Inter ©Radio France - Grégoire Nicolet
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François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, était l'invité de Sonia Devillers ce jeudi, après l'annonce de la suspension des nouveaux droits de douane imposés par Donald Trump aux partenaires commerciaux des États-Unis.

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Le revirement de Donald Trump sur les droits de douane est "un début de retour à la raison économique", estime François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France. Le président américain a annoncé mercredi la suspension d'une partie des nouveaux droits de douane imposés aux partenaires commerciaux des États-Unis. "Disons que c'est une moins mauvaise nouvelle mais il reste deux mauvais ingrédients : l'imprévisibilité, qui est toujours l'ennemi de la confiance et de la croissance ; et le protectionnisme", précise François Villeroy de Galhau.

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"Le fait que les Européens aient gardé leur sang froid et leur unité a été une bonne chose. Il va falloir avoir ces qualités-là dans la négociation qui va s'ouvrir", ajoute-t-il. "Il ne faut pas rester tétanisés à subir ce qu'il se passe. Il va falloir bien négocier, de façon groupée entre Européens. Il faut nous mobiliser pour retrouver davantage de maîtrise de notre destin économique." Il a en ce sens envoyé une lettre à Emmanuel Macron mercredi soir.

"Un but contre son camp"

François Villeroy de Galhau estime que la politique de Donald Trump ces dernières semaines était "un but contre son camp", avec des conséquences "négatives" pour son propre pays. "On craint l'inflation aux États-Unis car les consommateurs vont payer plus cher leur voiture, leur I-Phone, leur habillement", souligne-t-il.

"Ce protectionnisme et l'imprévisibilité américaine sont un choc négatif pour la croissance américaine et, à moindre titre, pour la croissance européenne", ajoute-t-il. Toutefois, "nous ne voyons pas de récession en France", estime-t-il, précisant qu'une actualisation des prévisions pour la France sera faite "au mois de juin".

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