La ministre du Travail, Élisabeth Borne, invitée du 13/14 avec Bruno Duvic ce jeudi 1er juillet.
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La ministre du Travail, Élisabeth Borne, invitée du 13/14 avec Bruno Duvic ce jeudi 1er juillet. ©Radio France -
La ministre du Travail, Élisabeth Borne, invitée du 13/14 avec Bruno Duvic ce jeudi 1er juillet. ©Radio France -
La ministre du Travail, Élisabeth Borne, invitée du 13/14 avec Bruno Duvic ce jeudi 1er juillet. ©Radio France -
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Élisabeth Borne, Ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion, est l'invitée de 7h50. Elle évoque la baisse du chômage et le durcissement renforcé de sa réforme de l'assurance chômage.

Avec
  • Élisabeth Borne Actuelle Première ministre, ex-ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion.

Comment interpréter la baisse récente du chômage selon la ministre ? “On a eu un nombre record d’embauches au troisième trimestre, plus de 2,5 millions d’embauches en CDD de plus d’un mois ou en CDI. C’est un record depuis 20 ans ! On a une reprise économique qui est très dynamique, et on voit une baisse du nombre de demandeurs d’emplois sans activité, 200.000 sur ce trimestre.”

“C’est une bonne nouvelle”, se réjouit Elisabeth Borne. “Ça montre que les dispositions mises en place pendant la crise pour protéger les entreprises et les emplois, mais aussi le plan de relance, portent leurs fruits. C’est l’effet du ‘quoiqu’il en coûte’.”

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On est aujourd’hui à moins de 8 % de taux de chômage, est-ce qu’on peut envisager d’arriver à 7 % avant la fin du quinquennat ? La ministre ne veut “pas s’avancer sur ce chiffre”. “Mais je me rappelle qu’à l’été 2020, quand je suis arrivée au ministère, on nous annonçait 10 à 11 % de chômage. On voit que la stratégie a porté ses fruits, on est revenus au niveau d’avant la crise sanitaire.”

La réforme de l'assurance-chômage entrera pleinement en vigueur le 1er décembre

Elisabeth Borne revient sur la réforme de l’assurance chômage, qui pour elle “a pour objectif d’encourager le travail à un moment où la reprise économique est très dynamique”. Deux des quatre dispositions de cette réforme sont déjà entrées en vigueur, dont “le bonus-malus pour inciter les entreprises à proposer des contrats plus longs et de meilleure qualité”. Les deux autres devaient être mises en place “en cas d’amélioration de la situation économique” : “la durée nécessaire pour bénéficier d’une allocation chômage, et la dégressivité pour les salaires les plus élevés”. “Aujourd’hui, effectivement, les critères sont remplis : on a eu un nombre très important d’embauches et 200.000 demandeurs d’emploi de moins sur le dernier trimestre. On est à près du double de la baisse qui était nécessaire pour que les deux nouvelles dispositions rentrent en vigueur.”

“Ça veut dire qu’à partir du 1er décembre, il faudra avoir travaillé six mois (et non plus quatre) pour bénéficier d’une allocation chômage, et que la dégressivité (pour les hauts salaires au-delà de 4,5 Smic) s’appliquera au-delà du sixième mois et non pas du huitième mois comme aujourd’hui”, explique la ministre. “À un moment où la reprise est très dynamique, où les entreprises embauchent massivement et où beaucoup ont des difficultés pour recruter, c’est le moment pour encourager le travail avec cette réforme de l’assurance-chômage.”

"On n’a jamais mis autant d’argent pour former des demandeurs d’emploi"

Pourquoi ce durcissement des mesures alors qu’il n’est toujours pas simple de trouver un emploi stable ? “On accompagne les demandeurs d’emplois comme on ne l’a jamais fait”, assure Elisabeth Borne. “D’ici la fin de l’année, Pôle Emploi va recontacter chaque demandeur d’emploi de longue durée pour proposer un accompagnement, une mise en situation en entreprise ou une formation. On n’a jamais mis autant d’argent pour former des demandeurs d’emploi (800 millions d’euros supplémentaires) pour qu’ils aient des compétences qui leur permettent de trouver un emploi, de répondre aux offres des entreprises. L’objectif, c’est que tous les demandeurs d’emploi puissent bénéficier de la reprise économique.”

“Il y a beaucoup d’offres d’emploi”, poursuit la ministre quand on lui oppose qu’il n’y a de toute façon pas assez pour fournir un emploi à tous. “L’objectif, c'est que ça continue.”