Thomas PORCHER
Thomas PORCHER ©Radio France - Valérie Priolet
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Thomas Porcher, économiste, membre du collectif Les économistes atterrés, professeur à PSB Paris School of Business, auteur de "Mon dictionnaire d’économie (Fayard)", est l'invité de 7h50.

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"Je constate que la majorité des Français trouvent que l'économie ne fonctionne pas, je voulais offrir un manuel d'auto-défense contre la pensée dominante ["réduire les déficits, faire la réforme des retraites, ne pas taxer les plus riches"]  j'aimerais bien que les gens se forgent une opinion", réagit Thomas Porcher, invité de 7h50 sur France Inter ce jeudi. "Ce livre est pour tout le monde, parce qu'en économie, il y a plusieurs avenirs, et il faut débattre de ces avenirs sur un pied d'égalité", rajoute-t-il.

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"C'est un livre engagé, comme on peut être engagé sur certains débats, mais c'est important de maintenir du débat, même si on est pas d'accord avec moi, on peut le lire. Il estime qu'il y a une forme de pensée dominante : le fond reste le même, il faut réduire la dépense publique, parce qu'on est en déficit depuis une cinquantaine d'années. Or, si on regarde nos voisins, l'Italie est en déficit depuis une cinquantaine d'années, les Etats-Unis ont été trois fois en excédent seulement en 50 ans par exemple."

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Interrogé sur la réforme des retraites, Thomas Porcher juge que le projet porté par Emmanuel Macron est inaudible, car le système actuel fonctionne. "Notre système est performant et nous avons le taux de pauvreté des retraités parmi le plus faible au monde, et que le choc démographique est derrière nous. On a six retraités pour 10 actifs aujourd'hui. Et là, le choc démographique, c'est qu'on va passer de sept retraités pour 10 actifs.  La vraie question qu'il faut poser, c'est que s'il y a plus de vieux en France, est ce qu'on doit pas consacrer une plus grosse partie de nos richesses au vieux ? Et puis quand on dit qu'il faut diminuer les retraites pour financer l'éducation et la recherche. Moi ça me fait un peu rire".

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Thomas Porcher pense que la réforme des retraites a pour but de "compenser les 8 milliards de baisse d'impôts de production qu'ont été données aux entreprises. Quand il y a des équilibres comptables avancés, il faut s'interroger", estime-t-il à propos des chiffres avancés par le ministre de l'Economie mardi sur France Inter.

Sur l'énergie

Face à la crise des énergies, Thomas Porcher "n'attend pas d'un ministre de l'Economie qu'il nous dise de mettre un col roulé. Si on en est à dire aux Français qu'il faut mettre le chauffage à 19 degrés, cela veut dire qu'il y a eu des réformes en amont qui ont mis à plat le système énergétique. Des réformes ont été faites et elles n'ont pas été bonnes. On nous avait parlé de la libéralisation du marché de l'énergie, en disant que les prix allaient baisser, manque de pot, ça a augmenté", dit Thomas Porcher. "On a démantelé EDF, parce qu'il fallait casser les monopoles publics et plus il y a eu beaucoup de stop and go sur le solaire et sur le nucléaire également."

Evoquant le chômage, il rappelle que le "chômage n'est pas un choix : il  y a eu plus d'un million de chômeurs après la crise de 2008, quoi il y a eu une épidémie de paresse ? Non le chômage n'est pas un choix, et effectivement, il faut trouver du travail pour tout le monde, et pour cela il faut faire des investissements, développer la planification écologique."

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Léa Salamé
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