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Arnaud Fontanet ©AFP - STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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Résumé

Le professeur Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l'Institut Pasteur, membre du Conseil scientifique et professeur au CNAM, est l'invité de 7h50.

avec :

Arnaud Fontanet (Directeur de l'unité d'épidémiologie des maladies émergentes à l'Institut Pasteur de Paris).

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Voir le visage de ses collègues ou de sa maîtresse en entier, ne plus sortir son pass pour prendre un café au bar... l'essentiel des restrictions anti-Covid sont levées ce lundi, sur fond d'appel à la prudence face au "rebond" de l'épidémie. Toute personne qui le désire peut maintenant accéder aux cinémas, théâtres, restaurants, foires... sans justifier d'un pass vaccinal, ou encore arpenter visage découvert les couloirs des écoles et les rayons des commerces. Il n'est pas pour autant question de la fin totale du masque, qui reste obligatoire dans les transports et dans les établissements de santé. Les entreprises peuvent toujours décider de l'imposer à leurs employés et le ministère de l'Education le recommande "fortement" aux cas contacts "en intérieur pendant 7 jours après la survenue du cas confirmé".

"Chacun a des raisons individuelles" de porter le masque

Dans le studio de France Inter, le professeur a préféré garder le masque car selon lui, "le virus circule beaucoup, il circule plus aujourd'hui qu'il ne circulait avec les variants qui ont précédés Omicron par exemple." Au sujet du port ou non du masque, qui n'est donc plus obligatoire, "je pense que c'est une décision individuelle qui dépend d'abord de votre propre fragilité, si vous êtes à risque de formes sévères. C'est un choix qui dépend de vous et il faut que ce choix reste libre. La crainte que j'ai dans les prochaines semaines c'est que cela devienne une forme de positionnement de porter le masque ou pas et que ça entraine des frictions. Chacun a des raisons individuelles de le porter et il faut les respecter. "

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"On a tous appris maintenant à se protéger de ce virus" déclare Arnaud Fontanet. 

Un prochain pic à 100 000 cas par jour, "peut-être 150 000"

Ce samedi, le nombre de nouvelles contaminations était de 70 000, soit 10 000 de plus que le samedi précédent. D'après l'épidémiologiste, "ce qui explique la reprise d'aujourd'hui c'est le sous-variant d'Omicron, BA.2, qui est plus contagieux que son prédécesseur et qui entraine cette remontée de l'épidémie ; des relâchements des comportements qui ont anticipé la levée des mesures. Il y a eu la rentrée scolaire également (...) et puis on est au mois de mars, on est encore dans une période où le climat est propice à la circulation du virus."

Cependant, s'appuyant sur les projections de l'institut Pasteur, Arnaud Fontanet annonce que d'ici fin mars, "grâce au niveau d'immunité collective" acquis par la vaccination et les "infections passées" le prochain pic de contaminations au Covid-19 "devrait aller jusqu' à 100 000 par jour, peut-être 150 000." "On est quand même loin des 350 000 cas par jour de la mi-janvier, qui était le pic de la vague Omicron". Même s'il y a encore des "incertitudes", l'épidémiologiste ajoute "qu'après, les choses devraient s'arranger".

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Léa Salamé
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