Olivier Véran : "L’image que l’Assemblée nationale renvoie à la population est fondamentale"

Le porte-parole du gouvernement Olivier Véran, le 23 août 2022.
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Le porte-parole du gouvernement Olivier Véran, le 23 août 2022. ©Radio France - France Inter
Le porte-parole du gouvernement Olivier Véran, le 23 août 2022. ©Radio France - France Inter
Le porte-parole du gouvernement Olivier Véran, le 23 août 2022. ©Radio France - France Inter
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Le porte-parole du gouvernement déplore les invectives récentes et les débats extrêmement tendus à l'Assemblée nationale.

"L’image que l’Assemblée renvoie à la population est fondamentale à l’heure où l’on est tous à déplorer la violence sur les réseaux sociaux", rappelle le porte-parole du gouvernement Olivier Véran. Il fait écho à l’ambiance très tendue en ce moment à l’Assemblée nationale, notamment la semaine dernière après les débats sur la réintégration des soignants non vaccinés. La journée de jeudi s’est notamment terminée sur des invectives. "Tu vas la fermer", a lancé un député à un autre lors d’un débat.

"J’ai horreur de la violence, cela me met mal à l’aise", poursuit Olivier Véran. "Sur le fond, la Haute autorité de santé continue d’écrire qu’il n’y a pas lieu de réintégrer les soignants pour plusieurs raisons. Si elle devait avoir une recommandation différente, on serait probablement amené à l’écouter et la suivre."

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"Les programmes de réduction des fonctionnaires"

Le porte-parole du gouvernement est également revenu sur l’affaire McKinsey, après la décision du Parquet national financier d’ouvrir une information judiciaire sur les comptes de campagne d'Emmanuel Macron en 2017 et 2022. "La question est de savoir si des gens qui travaillaient chez McKinsey qui par ailleurs ont participé à une ou plusieurs campagnes dans le cadre des élections", précise Olivier Véran. "Est-ce qu’ils ont participé si c’est le cas en leur nom propre, en faisant du bénévolat ?" Mais quand il est demandé au ministre chargé du Renouveau démocratique si "il y a eu un délit de favoritisme ensuite dans les contrats ?", Olivier Véran botte en touche. "Je ne comprends pas ce que cela veut dire. J’ai passé, quand j’étais ministre en charge de la Santé, des contrats publics avec un système d’appel d’offre. On a un système de carrousel qui fait que les entreprises se voient à tour de rôle attribué des contrats. Tout est clair et transparent. Ce qu’ont demandé le président et la Première ministre, c’est que l’on réduise la voilure sur les contrats passés aux cabinets."

Olivier Véran dénonce "une hyper concentration des entreprises de conseil, qui se sont rachetés les unes les autres et qui sont devenus prééminentes, et probablement quand il y a une concentration cela fait monter les prix." Le porte-parole du gouvernement déplore aussi "les programmes de réduction des fonctionnaires" menée par les précédents précédents, "on n’a plus les compétences suffisantes pour tout seul dans le secteur public à tout gérer". Dimanche après-midi, le ministre de l’Economie Bruno le Maire a déploré "une dérive", face au recours aux cabinets de conseil par le gouvernement. "Cette  dérive a été corrigée, notamment par la circulaire de la Première ministre qui a demandé à toutes les administrations de réduire de 15% le recours aux cabinets de conseil", assure Bruno Le Maire.

Le prix des tickets de métro parisiens vont augmenter

Selon les informations de BFM, le prix du ticket de métro à l’unité va atteindre 2,30 euros en 2023 en région parisienne, contre 1,90 euros aujourd’hui. Le prix pass Navigo est également en passe d’être augmenté. "Ce n’est pas le bon moment", déplore Olivier Véran. "Les Français font face à l’inflation. Les Français qui prennent les transports en commun sont les Français qui travaillent, qui vont partir de ces classes moyennes que le gouvernement veut accompagner. Ce ne serait pas une bonne nouvelle."

Olivier Véran assure que le gouvernement mène un travail de "concertation" avec la région Ile-de-France car l'Etat participe au financement des transports franciliens, tout comme "la collectivité de la Région et les entreprises". "Comme l'emploi repart en Ile-de-France, l'argent versé par les entreprises pour payer les dépenses de mobilité en Ile-de-France a fortement augmenté, donc c'est plus de recettes pour la Région", indique Olivier Véran.

Pour aider la région Ile-de-France à boucler son budget, "le ministre des Transports Clément Beaune travaille avec les services transports de la Région pour voir comment d'autres solutions pourraient être envisagées", précise-t-il. Mais il est catégorique, ce sujet est "une compétence de la région" et en ce sens, "la décision finale revient à Valérie Pécresse", sa présidente. "Gouverner, c'est choisir", ironise Olivier Véran. Le porte-parole du gouvernement soutient que Valérie Pécresse "est maîtresse de son budget, des dépenses qu'elle engage et des recettes qu'elle récupère". C'est elle qui, selon lui, "peut ou non appuyer sur le bouton".

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