Enrico Letta, ancien président du conseil des ministres italien, invité du 7/9 de France Inter
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Enrico Letta, ancien président du conseil des ministres italien, invité du 7/9 de France Inter ©Radio France - Radio France
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Résumé

Enrico Letta, Secrétaire du parti démocrate italien et Président de l'Institut Jacques Delors, est l'invité de 7h50.

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Enrico Letta (ancien Président du conseil des ministres italien, Président de l'Institut Jacques Delors, directeur de l'École des affaires internationales de Sciences Po Paris).

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Un nouveau Conseil européen s'ouvre ce lundi après-midi. Il devrait entériner, à nouveau, des sanctions contre la Russie. "Je suis très préoccupé pour aujourd’hui et pour demain. Il y a un problème de division entre les pays européens, et un problème de façon de décider. Il suffit qu’un pays et même pas le plus grand, la Hongrie, se mette de travers et tout se bloque, comme c’est le cas aujourd’hui" déplore Enrico Letta, Secrétaire du parti démocrate italien et Président de l'Institut Jacques Delors.

Face aux divisions, "Poutine rigole"

Parmi les sanctions discutées ce lundi après-midi, un embargo sur le pétrole. Mais la Hongrie bloque. "Le risque énorme" est que Viktor Orbán fasse capoter cette sanction. En attendant, sans cet embargo, on finance Vladimir Poutine, "c’est une grosse contradiction et il faut que ça cesse""Le droit de véto n'est jamais pour l'intérêt de l'Europe. C'est toujours pour un petit pays qui va faire du chantage et au final ça affaiblit le tout"  ajoute Enrico Letta.  "Imaginez-vous ce que ça donne Vladimir Poutine qui voit cette Europe divisée. Il rigole et il continue" .

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Il n'y a pas que l'embargo sur le pétrole. Il y a également celui sur le gaz, où cette fois l'Allemagne bloque toujours. Les 27 pays européens ne sont pas non plus tous d'accord sur la questions des livraisons des armes. Faut-il acter le retour des divisions de l'Europe ? "Chaque démonstration de faiblesse de l'Europe est la force de Poutine" déplore le Secrétaire du parti démocrate italien et Président de l'Institut Jacques Delors. Il plaide pour "un accord, toujours mieux qu'un désaccord". "Cet accord il faut le trouver".

Avec l'inflation qui atteint quasiment 7% dans l'Union européenne et la croissance revue à la baisse, on peut craindre une récession. "Le risque est devant nous et il faut absolument l'éviter" dit Enrico Letta. "Moi je pense qu'une paix, même imparfaite, est beaucoup plus juste que la guerre. Il faut aller la chercher" conclue -t-il.

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Léa Salamé
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