Brice Teinturier, en août 2015 à La Rochelle, lors de l'université d'été du Parti Socialiste.
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Brice Teinturier, en août 2015 à La Rochelle, lors de l'université d'été du Parti Socialiste. ©Maxppp - Francois Lafite
Brice Teinturier, en août 2015 à La Rochelle, lors de l'université d'été du Parti Socialiste. ©Maxppp - Francois Lafite
Brice Teinturier, en août 2015 à La Rochelle, lors de l'université d'été du Parti Socialiste. ©Maxppp - Francois Lafite
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Selon le directeur général délégué d’Ipsos France, la candidature de Christiane Taubira, soutenue par le vote de la Primaire populaire, "prend, à date, sur les autres candidats" à gauche et peut avoir pour "conséquence majeure" de faire courir le risque au Parti socialiste d'être "rayé de la carte".

"Rassembler et faire l'union, ça semble difficile", estime Brice Teinturier. Alors que la candidature de Christiane Taubira vient d'être officialisée et confirmée par le vote de la Primaire populaire, cette dernière vient, selon le directeur général délégué de l'institut de sondage Ipsos France "prend, à date, sur les autres candidats, Anne Hidalgo et Yannick Jadot", mais "c'est une candidature de plus, pas une candidature qui permet d'enclencher quelque chose qui élargirait la gauche", poursuit-il. C'est aussi, selon lui, "une candidature, lorsqu'on regarde le contenu de son programme, qui existe déjà dans les candidats actuels".

"Conséquence majeure" de cette nouvelle candidature, selon Brice Teinturier, l'affaiblissement du Parti socialiste pour lequel le "risque majeur" est celui d'être "rayé de la carte". "Ce parti qui a structuré la vie politique française depuis maintenant 40 ou 50 ans était déjà dans une situation extrêmement difficile, en dessous de 5% pour Anne Hidalgo. Si Christiane Taubira lui prend encore quelques voix, soit le PS 'débranche' Anne Hidalgo et se ralie, soit c'est une candidature de plus qui affaiblit Anne Hidalgo. Mais dans les deux cas, avec les législatives derrières, c'est un PS qui risque de disparaître." Le sondeur estime par ailleurs que Yannick Jadot risque plus que Jean-Luc Mélenchon avec l'émergence de cette nouvelle candidature à gauche.

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Par ailleurs, Brice Teinturier constate un certain détachement des Françaises et des Français par rapport à cette campagne présidentielle. "Les projets, les propositions, ça n'accroche pas : c'est une campagne Tefal, on a le sentiment que tout glisse auprès des Français, qu'il n'y a pas suffisamment d'éléments forts et structurants et dans les personnalités. Quand vous regardez l'image des candidats auprès des Français, elle est relativement médiocre."

Enfin, selon lui, "la réélection d'Emmanuel Macron n'est absolument pas acquise". "Il y a un socle pour sa qualification après le premier tour. En revanche, les choses sont loin d'être jouées s'il se retrouve, par exemple, face à Valérie Pécresse. Nous avons un premier tour ouvert, et un second encore plus."

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Léa Salamé
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