"Il faut taper fort" : le gouvernement annonce deux enquêtes contre le groupe Orpea

Brigitte Bourguignon
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Brigitte Bourguignon ©AFP - Joel Saget
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Brigitte Bourguignon, Ministre déléguée auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, chargée de l'Autonomie, a annoncé mardi matin l'ouverture de deux enquêtes contre le groupe Orpea, dont une sur ses finances.

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Deux enquêtes. La ministre de chargée de l'Autonomie, Brigitte Bourguignon, a annoncé mardi matin sur France Inter l'ouverture de deux enquêtes conjointes, d'un côté de l'Inspection générale des affaires sociales et de l'autre de l'Inspection générale des finances contre le groupe Orpea. "C'est une première, parce qu'il faut taper fort, pour bien montrer qu'on ne fait pas n'importe quoi dans ce pays, dans une activité lucrative mais qui ne doit pas être lucrative au détriment de la bien-traitance", a expliqué la ministre affirmant qu'elle n'allait pas "se contenter" des explications que lui donneront le directeur général pour la France, Jean-Christophe Romersi, et le nouveau PDG du groupe, Philippe Charrier, qu'elle reçoit mardi matin.

"Je vais leur dire ma colère, parce que ça fait deux ans que j'essaie de mettre des moyens sur ces lieux, d'expliquer que ces lieux peuvent être des lieux de vies. Un tel discrédit jeté sur un ensemble remet tout en question", a-t-elle dit. Le livre "Les fossoyeurs" de Vincent Castanet, qui a révélé les négligences au sein des établissements d'Orpea, lui a  inspiré "du dégoût", dit la ministre. "Du dégoût pour des pratiques qui m'échappent, de la compassion pour les familles, et puis pour les soignants et le personnel qui a réussi à tenir bon."

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"Il y a un problème systémique"

"Il ne faut pas laisser penser qu'il n'y a aucun contrôle dans ce pays. Pour autant, on peut penser qu'il n'y en ait pas assez", a affirmé la ministre, reconnaissant "un problème systémique qu'on est en train de régler". Mais, pour Brigitte Bourguignon "quand on met 2,5 milliards d'euros sur la table pour rénover dans les trois ans, quand on met une revalorisation salariale pour tous les personnels, c'est parce qu'on y croit et qu'on veut améliorer les choses et pas seulement remettre un coup de peinture".

"Rien n'est pire que les gens qui ne s'expriment pas et je crois qu'ils ont eu peur parfois de s'exprimer. Pendant les trois semaines qui suivent, je vais travailler sur les sanctions, les contrôles, la transparence de ces établissements, en concertation avec les familles et les partenaires sociaux", affirme encore la ministre qui prévoit également dans les prochaines semaines la publication d'un classement des meilleurs Ehpad publié, au même titre que les hôpitaux.

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