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Riss, directeur du journal satirique Charlie Hebdo ©AFP - STEVEN WASSENAAR/HANS LUCAS
Riss, directeur du journal satirique Charlie Hebdo ©AFP - STEVEN WASSENAAR/HANS LUCAS
Riss, directeur du journal satirique Charlie Hebdo ©AFP - STEVEN WASSENAAR/HANS LUCAS
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Résumé

Le directeur de Charlie Hebdo, Riss, réagit à la tentative d'assassinat de Salman Rushdie, alors que le journal lui consacre sa Une du mercredi 17 août. Pour lui, "silencieusement, on a l'impression que le périmètre de liberté d'expression se restreint".

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Riss (Dessinateur de presse et caricaturiste).

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Le journal Charlie Hebdo consacre sa Une du mercredi 17 août à l'écrivain britannique et auteur des "Versets sataniques" Salman Rushdie, après la tentative d'assassinat dont il a été victime vendredi 12 août aux Etats-Unis. Le directeur du journal, Riss, revient sur ce choix, sur "l'intolérance religieuse" et de la censure.

Un hommage à Salman Rushdie dans Charlie

"Ce sera un hommage en forme d'éclat de rire, j'espère", raconte Riss à propos de la Une de Charlie Hebdo sur Salman Rushdie, en vente ce mercredi 17 août. L'écrivain britannique a été attaqué au couteau, 33 ans après la publication de la fatwa contre lui, qui faisait suite à la sortie de son livre "Versets sataniques". "L'histoire de Salman Rushdie a toujours touché Charlie, depuis le début. Quelqu'un victime de l'intolérance religieuse, évidemment que ça nous touche", réagit Riss.

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"On a envie de vivre dans une société libre, avec l'esprit libre. Tout ce qui de près ou de loin ressemble à une censure morale ou religieuse, on a envie de s'en débarrasser", rappelle aussi le directeur de Charlie Hebdo, qui vit toujours sous permanente protection policière depuis les attentats de janvier 2015.

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"Nous, on n'a jamais oublié les fanatiques. Depuis janvier 2015, on a toujours intégré le fait que ça pouvait recommencer donc on n'a jamais baissé la garde et on a toujours été vigilants", témoigne Riss, le directeur du journal satirique. Aujourd'hui "quand on parle des Versets sataniques", écrits par Salman Rushdie en 1988, "on nous dit souvent qu'on ne pourrait plus publier ça. Silencieusement, on a l'impression que le périmètre de liberté d'expression se restreint", ajoute Riss.

Il conclue : "Finalement, les gens qui sont en première ligne pour créer, faire réfléchir, laissent leur domaine de compétence se restreindre sous la pression des menaces. C'est triste et un peu déplorable, les intellectuels, les artistes, les créateurs, ce sont eux qui doivent faire vivre cette liberté d'expression."

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L'équipe

Léa Salamé
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Production