Fabrice Luchini
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Fabrice Luchini ©Radio France - Anne Audigier
Fabrice Luchini ©Radio France - Anne Audigier
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Fabrice Luchini, comédien, joue "La Fontaine et le confinement", au théâtre des Mathurins, jusqu’en octobre 2022 et à partir du 1er novembre au théâtre Montparnasse. Il est l'invité de 7h50.

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Fabrice Luchini explique pourquoi il s'est intéressé à Jean de La Fontaine. "Tu ne peux pas accabler [les gens] avec du Baudelaire et du Blaise Pascal. Il fallait trouver un auteur avec une exigence, comme La Fontaine, mais que ça parle large."

Le choix de La Fontaine

"La  Fontaine, c’est la Tour Eiffel, le général de Gaulle, Jeanne D’Arc, Édith Piaf. C’est hallucinant qu’un auteur soit aussi incroyablement identifié. C’est un truc énorme pour les Français. Certains vont jusqu’à dire que c’est notre Homère !", poursuit-il. 

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Je pense qu’il est le génie de l’adaptation. 

"La Fontaine a traduit Pipelet, Ésope, Phèdre. Ce n'est pas lui qui a inventé la morale, mais il a fait une chose incroyable : il a pris ces textes, il a traduit cette richesse et en a fait la langue la plus étonnante."

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Les hommes politiques, au cœur du spectacle.

Dans son spectacle, Fabrice Luchini n'épargne personne, et parle des hommes politiques. "Jean Castex est cioranesque [de la philosophie d'Emil Cioran]", commence-t-il. 

"Il y a une phrase de Cioran qui dit "Ne nous suicidons pas, il y a quelqu’un à décevoir". C’est quelqu’un qui me fait une peine infinie, il va au charbon, il sait qu’il ne plait pas, car il n’annonce que des mauvaises nouvelles."

Sur le ministre de la Santé : "Véran, j’ai fait l’erreur d’en parler, de dire que je n'en pouvais plus de lui, je me suis excusé. C’est-à-dire qu’il est Knock mais c’est un Knock sans génie !"

C'est plutôt un coup de bol pour Véran d'être comparé à Knock

Le danger des extrêmes

"Entendre sur des chaînes de télévision les gens se parler comme ils se parlent, s’insulter...Je n'ai pas envie de faire l’homme de la raison, mais je pense que ce n’est pas très gai", déclare Fabrice Luchini.

"Je n’ai pas de compétence pour savoir si la  gauche ou la droite peut résoudre les problèmes, ce que je vois c’est la dureté des uns envers les autres", poursuit-il. 

Si un extrême quelconque gagnait, de droite ou de gauche, il faudra se barrer. Parce que tu n’as pas le droit d’exister. 

"Je ne m'intéresse qu'à la langue"

"Si je n’avais pas mon métier je ne pourrais plus vivre en société", assume Fabrice Luchini. "Je ne  m’intéresse qu’à la langue, à m’appliquer, j’ai besoin de m’appliquer sur un travail parce que je sais que c’est complexe."

C'est quand même une belle vocation, de tous les soirs, dire du Pascal, Baudelaire, La Fontaine... Deux heures avec cette langue supérieure qu’était la langue du 17e.

Esclaves du téléphone portable ?

Il sort son téléphone de sa poche et s'emporte, théâtral : "Personne ne mesure la catastrophe que représente le portable, que c’est la guerre contre la courtoisie la délicatesse, le détour, la conversation. Et je suis addict, je ne suis pas en train de juger, j’en suis un esclave. Comme du crack !", tonne-t-il. 

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