Le Maroc en quarts de finale : "On peut encore aller très très loin", dit l'ancien capitaine Mehdi Benatia

Nathalie Iannetta, Mehdi Benatia et Leïla Slimani
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Nathalie Iannetta, Mehdi Benatia et Leïla Slimani ©AFP
Nathalie Iannetta, Mehdi Benatia et Leïla Slimani ©AFP
Nathalie Iannetta, Mehdi Benatia et Leïla Slimani ©AFP
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Nathalie Iannetta, directrice des Sports de Radio France, Leïla Slimani, écrivaine franco-marocaine, et Mehdi Benatia, ancien capitaine de l'équipe du Maroc, sont les invités de 7h50 pour évoquer la qualification historique du Maroc en quarts de finale de la Coupe du Monde.

"C'est un moment historique pour le peuple arabe, c'est une victoire qui veut dire beaucoup", se réjouit Mehdi Benatia, ancien capitaine du Maroc, et consultant beIN Sports au lendemain de la qualification de son pays pour les quarts de finale de la Coupe du Monde de football, après avoir battu l'Espagne aux tirs aux buts. Les Lions de l'Atlas sont la seule équipe africaine encore en lice. Aucune équipe du continent n'était allée aussi loin depuis 2010.

"C'est une génération dorée"

"Le Maroc a su se servir de l'expérience en 2018. C'est une génération dorée, avec ce coach [Walid Regragui] qui en l'espace de trois mois nous envoie au paradis", analyse Mehdi Benatia. "On a du mal à s'en remettre, c'est magnifique et on a envie que ça dure. Et on y croit, quand je vois le match d'hier, je me dis qu'on peut encore aller très très loin".

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Mehdi Benatia, salue le travail du portier du Maroc, Yassine Bounou, qui a arrêté tous les tirs aux buts : "on connaît sa qualité, mais il arrive encore à nous épater à chaque match (...) Il est d'un calme, d'une sérénité. Il fait les choses au feeling, il fait des choses incroyables et il ne s'en rend même pas compte, c'est un génie".

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"Hier, j'ai dû perdre trois ans d'espérance de vie parce que je n'ai jamais autant angoissé de toute ma vie", dit Leïla Slimani, écrivaine franco-marocaine et fan de foot. "Une joie immense. Je n'en ai pas dormi de la nuit". Elle salue la composition de l'équipe du Maroc : "La majorité d'entre eux sont des binationaux, ne sont pas nés au Maroc. Et ce qu'on voit, c'est à quel point ce pays est devenu un pays mondialisé. Vous n'avez plus une seule famille au Maroc qui n'a pas un membre de sa famille qui vit quelque part en Espagne ou au Canada ou en France".

"C'est une ferveur pour un pays qui a une vraie grande tradition de foot"

La qualification du Maroc a provoqué des scènes de joie au Maroc, au Qatar, mais aussi dans des dizaines de villes en France. "Cette ferveur est une ferveur pour un pays qui a une vraie grande tradition de foot", poursuit l'écrivaine. "Au Maroc, dans les quartiers bourgeois comme populaires, sur les plages comme sur les terrains vagues, vous trouvez des gens en train de jouer au foot. Avec un ballon, ou parfois avec une vielle pelote de laine ou une bouteille en plastique. Ce sport est là, partout, il permet de dépasser toutes les générations, les classes sociales. C'est un pays où il y a beaucoup d'inégalités, mais le foot c'est quelque chose qui réunit".

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