Le directeur général d'Axa, Thomas Buberl
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Le directeur général d'Axa, Thomas Buberl ©Radio France - Lionel Bonaventure
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Thomas Buberl, le directeur général d'Axa, premier assureur européen, est l'invité du 7h50. Il revient sur la politique tarifaire sur le marché des assurances, face aux multiples crises actuelles.

Une des grosses entreprises du CAC 40, 95 millions de clients et près de 150 000 salariés : Thomas Buberl, le directeur du premier assureur européen, invité du 7h50 de France Inter ce mercredi, estime que 2023 va être une année difficile. "Nous sommes plongés dans un environnement multi-crises que nous n'avons jamais vues avant, la crise géopolitique, énergétique, sociale, des crises qui sont dépendantes les unes des autres, on doit tout faire pour ne pas tomber dans la récession après une longue période de prospérité mais cela va être difficile."

Une hausse de 2,4% pour les tarifs d'assurance

L'assureur juge que c'est compliqué de faire une prévision pour l'année prochaine." On a au moins de juillet, une inflation qui s'établit à 6%Les tarifs d'assurance ont augmenté de 2,4%, notre but est de rester sous l'inflation, en faisant des économies aussi. L'inflation n'est l'amie de personne, en particulier pour les plus vulnérables. C'est pour cela qu'on a mis le regard sur les plus modestes, les jeunes."

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Contrairement aux banques, les assureurs ont réussi à négocier pour que les tarifs n'augmentent pas plus que l'inflation, après une réunion avec Bercy. "Nous sommes dans une situation différente. Cette question des superprofits n'existe pas dans la question des assureurs. Nous sommes confrontés à une inflation forte et à des catastrophes naturelles qu'on a jamais vues. Notre situation est très différente des autres. Lorsqu'on dit que les tarifs n'augmentent pas plus que l'inflation, c'est important et responsable parce que la France a besoin d'un secteur solide en assurance."

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Une taxe sur les superprofits serait-elle une bonne idée ? Thomas Buberl répond que "si on est dans la logique des superprofits, est-ce que on est aussi dans la logique des super taxes, que l'Etat va reverser. Est-ce que c'est la meilleure manière de vraiment distribuer du pouvoir d'achat aux citoyens ? Enfin, les entreprises sont importantes, on a intérêt à ce que les entreprises soient fortes, soient solides."

Interrogé sur la question des investissements verts, l'assureur réplique à l'ONG Reclaim qui lui demande d'arrêter d'investir dans le pétrole. "Axa a été la première entreprise à dire au revoir au charbon en 2015. Sur le pétrole, on a dit il y a un an, qu'on réduisait dans la souscription et l'investissement. Pour le gaz, il faut être clair, il y a le gaz de schiste où on a réduit de 70% notre investissement, et le gaz comme énergie de transition."

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Sur son pays d'origine, l'Allemagne...

L'Allemagne a prévu d'entrer en récession l'année prochaine. Va-elle entrainer les autres pays ? "C'est une locomotive pour l'Europe, ce modèle allemand a bien marché pendant des années, il est important maintenant d'utiliser cette situation pour agir vite et courageusement. La première priorité c'est l'énergie, ensuite les finances publiques". Sur la dépendance de l'Allemagne au gaz russe, Thomas Buberl estime que "l'Allemagne a profité de ce système mais les Allemands doivent réinventer leur modèle, important pour la stabilité européenne."

…Et la situation en Ukraine

Interrogé sur la guerre en Ukraine, il juge qu'il s'agit d'une " bataille est une bataille de valeurs, on doit défendre notre modèle économique et social. Les sanctions, c'est la guerre économique, on doit se préparer à une défense, il faut que l'Europe soit indépendante et plus vocale au niveau global." Sur l'efficacité des sanctions, il estime que  "cela se voit dans la durée : elles marchent c'est la bonne route si on ne veut pas s'engager militairement."

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Léa Salamé
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