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La journaliste Sylvie Bommel dans les studios de France Inter. ©Radio France
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Résumé

La journaliste Sylvie Bommel a pu voir, pour Vanity Fair, le film "Blonde", qui sortira à la rentrée sur Marilyn Monroe. Soixante ans après sa morte, le réalisateur y raconte "un destin de femme assez universel", assure-t-elle.

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Le 4 août 1962, Marilyn Monroe était retrouvée morte. Le film "Blonde" reviendra sur sa vie à la rentrée, sur Netflix, réalisé par Andrew Dominik qui s'est inspiré du livre du même nom de Joyce Carol Oates. Le réalisateur y raconte "un destin de femme assez universel", explique la journaliste indépendante Sylvie Bommel, qui raconte les coulisses du film, qu'elle est quasiment la seule à avoir vu, pour Vanity Fair.

Une femme "impossible à aimer"

Le film a été construit autour du roman du même nom de l'américaine Joyce Carol Oates, paru en 2000, et que Sylvie Bommel a pu interviewer. "Toute sa vie cette quête d'amour paternel, sa recherche d'être admirée, aimée, de séduire les hommes, a été sa gloire et sa tragédie", explique la journaliste. Joyce Carol Oates la présente comme la Emma Bovary d'Hollywood, une comparaison que Syvlie Bommel valide : "Comme Emma Bovary, c'est aussi l'histoire de quelqu'un qui veut absolument aimer et séduire mais qui est impossible à aimer. Des hommes ont essayé, mais elle est terriblement exigeante, infernale, elle n'en n'a jamais assez."

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Pour réaliser ce film, le réalisateur "ne s'intéresse pas tellement à sa mort, puisqu'il se met dans la peau de Marilyn Monroe. C'est pour ça que ça n'est pas réellement un biopic", explique Sylvie Bommel. "Il se met donc dans d'abord d'une petite fille de père inconnu, avec une mère assez maltraitante, une petite fille qui était en manque d'amour", poursuit-elle. "Et puis d'une femme aussi qui va séduire par son corps alors qu'elle aimerait séduire par son esprit."

Dans le film, les hommes n'ont pas le beau rôle, à l'image du président Kennedy qui "la traite comme de la viande, et elle le sent et elle le sait". Est-ce que "Blonde" est un film post metoo ? "Non, c'est un film qui est encore metoo" , répond Sylvie Bommel. "Quand j'en parlais avec Joyce Carol Oates, elle me disait elle-même que ce qui la frappait dans les événements récents, c'est qu'elle aurait pensé que 60 ans après, avec des femmes plus averties toutes ces choses là n'arrivaient pas. En fait, à mon sens ça montre juste que ce qui existait il y a 60 ans existe encore."

Références