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Michel Duclos  - Hannah Assouline -ed. de l'Observatoire
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Résumé

L'ancien diplomate Michel Duclos est l'invité de Léa Salamé à 7H50. Il publie "La longue nuit syrienne" aux éditions de l'observatoire.

avec :

Michel Duclos (Ancien ambassadeur de France en Syrie, conseiller spécial à l’Institut Montaigne).

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Dans son ouvrage, Michel Duclos fait un parallèle entre la guerre civile en Syrie et celle en Espagne au début du siècle dernier, où les démocraties ont échoué à défendre leurs valeurs. Pour autant, "il ne faut pas tout ramener à l'Occident, le fond malgré tout du drame syrien c'est le régime syrien, Bachar al-Assad, puis ses parrains qui l'ont aidé à massacrer son peuple".

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"C'est un test important du recul de l'Occident, qui n'a pas défendu les gens qu'il aurait dû naturellement défendre", précise Michel Duclos. Mais pourquoi un tel désintérêt pour cette crise majeure ? "Ça a correspondu à une période où les Occidentaux éprouvaient une sorte de désenchantement à l'égard de l'usage de la force : il y avait eu l'Afghanistan, l'Irak, la Libye... Personne n'avait envie de recommencer. Même si là, il y avait une erreur de calcul : ce qu'il fallait faire, ce n'était évidemment pas envahir la Syrie, personne ne soutenait cette idée folle. Mais entre ne pas envahir la Syrie et ne rien faire, il y avait une marge qu'on n'a pas su exploiter."

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Comment définirait-il le pouvoir en place à Damas, sous l'égide de Bachar al-Assad ? "C'est un clan qui a mis la main sur ce pays", explique Michel Duclos." Il règne uniquement par des moyens de répression : il y a sept ou huit "gestapos" en Syrie ! Ces gens pensent que seule la force peut leur permettre de survivre. Pour Assad, chaque jour qui passe est une victoire. Pour lui, ce qui est important de tenir le plus longtemps possible, et il a la conviction que ses adversaires disparaîtront."

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Enfin, sur la question des djihadistes actuellement détenus en Irak, Michel Duclos rappelle la complexité de ce type de dossiers pour la diplomatie française, mais estime que "le risque absolu, c'est que ces djihadistes arrivent aux mains du régime Assad, car nous serons l'objet de tous les chantages possibles et imaginables". Mais le maintien et le jugement en Irak ne sont pas des solutions plus convaincante, selon l'ex-diplomate : "Il ne faut pas se faire d'illusions : on peut avoir beaucoup d'espoirs sur l'Irak, malgré tout ce ne sont pas des gens très fiables pour leur confier ce type de personnages."

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