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Ghada Hatem-Gantzer, Anne-Cécile Mailfert et Dominique Joseph ©AFP - Elise Toïdé, Stéphane de Sakutin, photoPQR/L'Est Républicain
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Résumé

Ghada Hatem-Gantzer, gynécologue- obstétricienne, fondatrice de la Maison des femmes de Saint-Denis, Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes, et Dominique Joseph, secrétaire générale de la Mutualité Française, conseillère au CESE, sont les invitées du Grand entretien de France Inter.

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Dominique Joseph (secrétaire générale de la Mutualité Française. Conseillère au CESE), Ghada Hatem Gantzer, Anne-Cécile Mailfert (Fondatrice de la Fondation des femmes, ancienne Porte-parole d’Osez le féminisme.).

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Face à la crise sanitaire, elles plaident pour un plan de relance qui agissent comme un levier pour l'égalité entre les femmes et les hommes : Ghada Hatem-Gantzer, gynécologue- obstétricienne, fondatrice de la Maison des femmes de Saint-Denis, Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes, et Dominique Joseph, secrétaire générale de la Mutualité Française, conseillère au CESE, étaient les invitées du Grand entretien ce lundi. 

"Cette crise va affecter de manière disproportionnée certains secteurs plutôt que d'autres", explique Anne-Cécile Mailfert. Elle cite ainsi le secteur de la vente, très féminin et frappé durement par l'épidémie. "Alors que des créations d'emplois vont se faire dans le numérique, un secteur très masculin". La pandémie va donc occasionner une régression en terme d'égalité entre les genres, souligne-t-elle. 

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Or, la présidente de la Fondation des femmes déplore l'absence de dispositions à l'égard des femmes dans les plans de relance mis en place par l'exécutif. "Le mot "femmes" n'est même pas prononcé".

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Même constat de la part de Dominique Joseph : "Les milliards mis dans le plan de relance sont ciblés vers des métiers masculins, ceux de la tech, de la transition écologique, majoritairement occupés par des hommes. On ne trouve pas de milliards tracés vers des métiers féminisés."

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"On a bien vu qu'à l'hôpital les métiers étaient très féminins et très essentiels. On a eu l'espoir que les choses changeraient, que la reconnaissance, la rémunération allaient changer. Ca n'a pas été au rendez-vous", regrette de son côté Ghada Hatem-Gantzer.

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Violences conjugales

Anne-Cécile Mailfert salue néanmoins l'action des pouvoirs publics pendant le premier confinement, qui a permis de faire reculer le nombre de féminicides. 

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Que penser d'une éducation affective et sexuelle, qui permettrait de lutter contre les inégalités entre les femmes et les hommes ? "Cette éducation existe, la loi date de 2001", répond Ghada Hatem. "Nous devrions aller dans les collèges et lycées trois fois par an, mais ça ne se fait pas..."

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Références

L'équipe

Nicolas Demorand
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Production
Léa Salamé
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