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Benoit Hamon ©AFP - PHILIPPE DESMAZES / AFP
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Résumé

Benoît Hamon, ancien ministre et candidat à l'élection présidentielle, auteur de "Ce qu'il faut de courage. Plaidoyer pour le revenu universel d'existence" (éd. Équateurs), est l'invité du Grand entretien de France Inter.

avec :

Benoît Hamon (Homme politique).

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Benoit Hamon estime que "nous sommes dans une situation où le péril d’une victoire de l’extrême droite est probable, tangible. Jamais les électorats écologiste, insoumis et socialiste n’ont autant demandé l’unité. La seule hypothèse pour être au second tour, c’est celle de l’unité."

Pour faire le pont entre les idées de Yannick Jadot et celles de Jean-Luc Mélenchon, il dit : "Je ne sais pas si les différences sont si nombreuses que cela".  Il prend l'exemple des sujets européens, et pense qu'"il y a des rapprochements possibles là où c’était un point de fracture fort". 

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RSA automatique et capital d'émancipation

Il table sur des questions comme la transition écologique qui "unit tout le monde", ou la question sociale. Il évoque notamment la proposition de "capital d'émancipation", pour remplacer les allocations familiales, avec le versement de 300 euros de 0 à 18 ans, dont 100 euros sur un livret que le jeune toucherait à sa majorité : "Cela mettrait le pied à l’étrier des jeunes, quels que soient leurs projets et leurs conditions sociales", dit Benoit Hamon, estimant qu'un tel projet pourrait réunir insoumis et écologistes. 

Je demande à Macron de respecter la dignité des personnes, de faire le RSA jeunes, 160 euros, et je lui demande d’automatiser le RSA. 

Si la gauche a aujourd'hui du mal à exister, c'est parce que, selon lui, "il n'y a plus de grands projets sur l’égalité". "Balancer l’égalité au profit de la sécurité, c’est la translation d’une partie de l’élite venue de la gauche, c’est vain. Cette hégémonie culturelle, je la constate. Pour autant faut-il que les principes de liberté et égalité tombent et que l’on se taise ? Non. "

Même sur l’égalité des chances, je considère que la république échoue. 

Toutefois, il estime que "la gauche se régénère en tout cas dans ces débats." Il prend exemple de l'école populaire au Danemark, accessible à tous les adultes pendant une semaine de congés payés. "Au Danemark, c’est un instrument par lequel la cohésion nationale a été possible. Beaucoup de Français ont un souvenir traumatique de l’école et moi je pense qu’il faut reconstruire une école de ce type en France avec une 6e semaine de congés pour aller passer une semaine dans cette école-là."

"On ne manifeste pas avec l’extrême droite"

Dans la perspective de la présidentielle, l'extrême droite, estime Benoit Hamon, "gagne le pouvoir par les urnes et refuse de le perdre par les urnes", rappelant qu'elle est d'une tradition "antirépublicaine, violente et raciste."

Dans le contexte actuel "imaginer Marine Le Pen au pouvoir, ça n’a rien de normal et je ne crois pas à l’alternance mécanique après Marine Le Pen."

Je ne prendrai pas une seconde le risque que mes enfants vivent le fascisme.

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Interrogé sur la participation de plusieurs élus de gauche, de droite et du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin au rassemblement policier du 19 mai,  il considère que "dans une manifestation où les syndicats ont comme mot d’ordre la mise en cause de la justice, la fin de l’individualisation des peines, l'augmentation de la sanction pénale dont on sait qu’elle est inefficace à lutter contre l’insécurité, la pression de la police sur la justice, ça ce n’est pas le patrimoine ni intellectuel ni politique ni culturel de  la gauche."

Il y a des principes et un des principes, c’est qu'on ne manifeste pas avec l’extrême-droite 

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Pour lui la présence de Gérald Darmanin, relève du "grand cirque de la récupération politique". "C'est le syndrome du ministre de l'Intérieur qui n’a pas assez joué au petit soldat quand il était jeune. Ce coté matamore, viril, je ne sais pas, deux ministres de l'Intérieur sur trois surjouent le coté bonhomme".

"Je retiens de Darmanin qu’il est le premier ministre de l’Intérieur de la République à avoir dit à la leader de l’extrême-droite qu’elle était trop molle sur un texte sur le séparatisme et qu'il l'invitait à voter son texte, c’est une rupture, que j'impute à Emmanuel Macron"

Quand il se retournera pour appeler les électeurs de gauche à faire barrage à Marine Le Pen, quelle crédibilité aura-t-il ? 

Interrogé sur la candidature de Christiane Taubira, évoquée par certains, "c'est vrai que cela aurait de la gueule", répond Benoît Hamon.

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Nicolas Demorand
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Léa Salamé
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