Bruno Le Maire
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Bruno Le Maire ©Radio France - Anne Audigier
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Résumé

Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, est l'invité du Grand entretien de France Inter.

avec :

Bruno Le Maire (Ministre de l'Économie et des Finances).

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Bruno Le Maire reste "prudent" sur les prévisions de croissance de la France en 2021. "Nous maintenons 5% de prévision de croissance", alors que Bruxelles "nous donne 5,7%". 

"Oui l’éco français redémarre, redémarre vite, redémarre fort"

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"Nous avons enregistré en 2020 une récession avec un chiffre le plus important depuis la deuxième guerre mondiale (...), mais ce qui n’a pas d'équivalent non plus c’est la force de la protection économique que nous avons apportée. C’est le première fois dans l’histoire européenne que nous prenons cette décision de dépenser des milliards d’euros pour protéger l’économie, c’était le juste choix , le seul choix responsable". 

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L'évolution économique dépend selon lui de la montée en puissance de la vaccination, car selon le ministre "la seule difficulté devant nous c’est une reprise de la pandémie à l’automne. Il reste cette inconnue de la rentrée 2021."

Le gouvernement a légèrement modifié sa prévision de déficit public pour 2021 et Bruno Le Maire estime qu'il dépasserait -9% du produit intérieur brut (PIB) de la France cette année. "Nous aurons un déficit (public) supérieur à 9%", a précisé  le ministre de l'Economie et des Finances en  soulignant que l'accélération de la croissance devrait permettre  de le résorber rapidement.  Le gouvernement tablait jusqu'ici sur un déficit public
s'élevant à 9% du PIB.

Attendu sur la date des soldes d'été par les commerçants, il explique : "on a beaucoup échangé avec Alain Griset, en charge du commerce, et les représentants des commerçants. Beaucoup de petits commerces veulent retarder les soldes, elles sont prévues au 23 juin, actuellement".  Relevant que le décalage des soldes d'été l'an dernier n'avait pas été une bonne chose pour tous les commerçants, le ministre ajoute qu'"il ne faut pas décaler exagérément, je propose qu’elles soient décalées au 30 juin". Cette nouvelle date sera officialisée rapidement par le ministre chargé des PME Alain Griset, a précisé Bruno Le Maire.

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"L'oseille va arriver"

Le ministre de l'économie, évoque la rentrée et l'automne, ainsi que la politique de soutien à l'économie. La fin du quoi-qu'il-en-coûte est-elle annoncée ? "L'économie française n'a pas vocation à être placée en permanence sous perfusion" dit-il. "Nous sommes arrivés à ce moment de la sortie du 'quoi qu'il en coûte'. nous ferons le point à la fin du mois d'août". 

S'il reste prudent sur les prévisions de croissance, c'est qu'il reste, selon lui, "deux points de vigilance" : "le recrutement, où on manque de main d'oeuvre dans le bâtiment, les travaux publics et l'hôtellerie-restauration, et deuxième point, le prix de matières premières, car la reprise, partout comme en Chine, fait augmenter les prix".

Pour assurer la relance en faveur des plus jeunes, durement touchés par la crise, Bruno Le Maire encourage aussi les entrepreneurs à donner des stages aux jeunes : "Que tous ceux qui peuvent embaucher, embauchent ; que tous ceux qui peuvent donner un stage aux jeunes le fassent".

Quant aux crédits de l'Union européenne pour soutenir les économies nationales, votés l'an dernier dans le cadre d'un plan de relance européen, Bruno Le Maire assure : "L'oseille va arriver, ne vous inquiétez pas ! Si nous tenons le calendrier, nous pourrions disposer de près de 6 milliards d'euros pour les caisses de l'état français, à la fin du mois de juillet."

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Questionné sur les taxes imposées aux multinationales et la proposition de les porter à 15% , Bruno Le Maire estime qu'il faut que les 7 états les plus puissants de la planète, réunis la semaine prochaine à Londres, puissent dire qu'ils sont d'accord sur une nouvelle taxation internationale, incluant la taxation digitale et la taxation minimale. Cela donnera "un élan considérable" avant le prochain G20 à Venise mi-juillet. "S_i le G7 puis le G20 donnent leur accord à cette nouvelle taxation internationale, les résistances auront du mal à tenir"._

"Le plus important, c'est que nous soyons tous d'accord pour dire que les géants du digital doivent être taxés comme les entreprises du reste du monde. C'est qui est vital c'est de dire nous refusons le dumping fiscal."

Références

L'équipe

Nicolas Demorand
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Production
Léa Salamé
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