Elisabeth Borne, ministre du Travail, invitée d'Inter samedi 28 novembre.
Elisabeth Borne, ministre du Travail, invitée d'Inter samedi 28 novembre.
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Elisabeth Borne, ministre du Travail, invitée d'Inter samedi 28 novembre. ©Radio France
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Résumé

Élisabeth Borne, ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion, est l'invitée du Grand entretien de France Inter.

avec :

Élisabeth Borne (Actuelle Première ministre, ex-ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion.).

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"Ça fait plusieurs semaines qu’on a des concertations avec les professionnels concernés (cafés, restaurants, salles de sport, culture…) pour préparer les réouvertures dans de bonnes conditions", assure Élisabeth Borne. "Je ne vais pas vous donner de calendrier aujourd’hui, puisque le travail se poursuit avec eux et qu’on va évidemment tenir compte de l’évolution de l’épidémie. Mais on souhaite pouvoir commencer à rouvrir les terrasses vers la mi-mai, et ensuite avoir différentes étapes. D’ici-là, on pense bien que l’épidémie aura reculé."

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"C’est pareil en entreprise, où on a depuis le début de la crise un protocole sanitaire et des règles très strictes, avec par exemple le télétravail dès que c’est possible. Je suis consciente que c’est quelque chose qui peut devenir pesant, et je compte bien dès que possible redonner la main aux directions des entreprises et aux salariés pour trouver les bonnes règles en matière de télétravail."

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"On ne va pas prendre le risque de retirer les aides trop vite"

La ministre du Travail précise que ses services sont "très attentifs à avoir un bon accompagnement des entreprises [actuellement fermées], à ne pas retirer les aides trop tôt. On aura une réunion de concertation avec les organisations patronales et syndicales, Bruno Le Maire et moi, jeudi prochain, pour discuter de la façon dont on va les accompagner. Les règles de l’activité partielle seront maintenues tout au long du mois de mai, il faut qu’on discute avec les partenaires sociaux de la façon dont ces règles vont pouvoir évoluer, en étant évidemment très prudent. Quand on a des salariés qui sont payés par l’État pendant des mois, on ne va pas prendre le risque de retirer ces aides trop vite et donc d’avoir des licenciements."

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Quel est réellement l’état économique de la France aujourd’hui ? "Les indications qu’on peut avoir, que ce soit de la Banque de France ou de ceux qui travaillent en proximité avec les entreprises, c’est que grâce par exemple au prêt garanti par l’État, au fonds de solidarité, à l’activité partielle, on a pu maintenir la situation de beaucoup d’entreprises. Il y a beaucoup d’entreprises qui allaient bien avant la crise, et c’est très important de leur permettre de traverser cette période en mobilisant des aides massives."

"On va accompagner la reconversion de salariés vers d’autres secteurs"

"On travaille à anticiper ce qui va se passer dans les prochains mois", rappelle Élisabeth Borne. "Au troisième trimestre 2020, quand on a levé les contraintes sanitaires, l’activité économique a rebondi de façon très importante. Évidemment, un certain nombre d’entreprises seront plus en difficulté, notamment dans les secteurs très impactés par le télétravail. Pour ces secteurs, on va accompagner la reconversion de salariés vers d’autres secteurs, via un dispositif “transition collective”, qui permet quand votre emploi est menacé que votre rémunération et votre formation soient prises en charge par l’État, pour vous former vers des métiers qui recrutent, par exemple ceux du soin, de la transition écologique ou du numérique."

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"L’objectif c’est de permettre aux salariés de rester là où ils habitent, en identifiant les entreprises où des emplois sont menacés et celles qui ont des besoins de recrutement. On va mobiliser 500 millions d’euros pour accompagner ce dispositif de reconversion. On ne va pas laisser tomber ces salariés, on les accompagnera pour rebondir dans d’autres secteurs."

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Que pense-t-elle de la proposition de Xavier Bertrand de rendre prioritaires à la vaccination les personnes selon leur profession et plus leur âge. "Dès le week-end dernier, on a permis aux enseignants et aux forces de l’ordre de plus de 55 ans d’avoir un accès prioritaire à la vaccination. On s’occupe des salariés qui ont le plus de risques d’avoir des formes graves. Beaucoup de professions sont concernées, et on discutera demain de ceux qui sont prioritaires. Je pense par exemple aux éboueurs ou aux conducteurs de bus. Mais la règle reste la même : ce sera pour les plus de 55 ans."

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