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Nuage de fumée après une frappe israélienne visant Gaza ©AFP - MAJDI FATHI / NurPhoto
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Résumé

Elias Sanbar, délégué permanent de la Palestine à l’UNESCO, Frédéric Métézeau, correspondant permanent de France Inter à Jérusalem, et Samy Cohen, auteur de "Israël, une démocratie fragile" (Fayard), sont les invités du Grand entretien de France Inter.

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Tirs de mortiers, de grenades, d'armes automatiques et de roquettes : "Ces affrontements entre juifs et arabes sont nouveaux en plein coeur d'Israël, ce sont des scènes de pré-guerre", décrit Frédéric Métézeau, correspondant de Radio France à Jérusalem. 

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"La situation est grave, on n'avait pas vu de telles émeutes depuis octobre 2000", renchérit Samy Cohen, directeur de recherche émérite au CERI-Sciences Po. "C’est beaucoup plus grave que les échanges de tirs d'artillerie, de missiles; entre le Hamas et l’armée israélienne. Là on a une fracture qui surgit. Il faut comprendre comment elle est arrivée." Il rappelle que, depuis 10 ans, Benyamin Netanyahou "n'a pas arrêté de fustiger la minorité arabe", en faisant "voter des lois discriminantes". "La jeune génération arabe palestinienne a grandi sous l'ombre du gouvernement nationaliste", et déclare aujourd'hui "son ras-le-bol".

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Elias Sanbar estime que la facture "entre l'extrême droite et le reste de la société israélienne est le principal facteur nouveau. Les colons sont très impopulaires. Le reste de la société est dans l'écœurement ou dans la peur. C'est cela qui va déterminer l'issue de la situation."

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Pour Samy Cohen, la dimension sécuritaire s'est renforcée pour les Israéliens. "La population a l'impression de vivre sur un baril de poudre permanent. C’est ce qui fait le succès de la droite :  ce sentiment d’insécurité profond que ressentent les Israéliens."

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Comment sortir de ce conflit ? "Déjà il faut le vouloir", note Samy Cohen. "Ca n'est certainement pas l'état d'esprit du gouvernement de droite. Sur le plan international, le conseil de sécurité de l'ONU va essayer de refroidir les tensions mais n'est pas là pour résoudre le problème."

"Le grand problème dans cette négociation, c'est que ça fait 30 ans que nous négocions, et nos délégations sont toujours revenues les mains vides", poursuit Elias Sanbar. "Cela ne pourra se faire qu’avec deux partenaires, or il y a un partenaire qui est dominant sur le terrain, l’autre qui est dominé. L’espoir des négociations avait été d’avoir un semblant d'équilibre à la table, mais nous n'y sommes pas parvenus".

Références

L'équipe

Carine Bécard
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Production
Ali Baddou
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