Jean-Louis Bourlanges
Jean-Louis Bourlanges
Jean-Louis Bourlanges ©AFP - JACQUES DEMARTHON / AFP
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Résumé

Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, député Modem des Hauts-de-Seine, est l'invité du Grand entretien de France Inter. Il évoque la situation de plus en plus tendue entre la Biélorussie et l'Union européenne.

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Jean-Louis Bourlanges (Député Modem des Hauts de Seine, président de la commission des affaires étrangères et ancien député européen, essayiste).

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"C’est un État-souverain, la Biélorussie, on ne va pas lui faire la guerre", explique Jean-Louis Bourlanges. "Mais il est évident que les sanctions doivent être efficaces, ce qui n’est pas l’habitude des sanctions. Là, ce qui me frappe, c’est la fermeté et la rapidité de la réaction de l’Union européenne, c’est quelque chose de nouveau et de bienvenu. En février dernier, les Russes avaient humilié le représentant de l’Union européenne en expulsant des diplomates au moment même où il faisait une conférence de presse à Moscou. Quelques semaines plus tard, on a eu l’humiliation de la présidente de la Commission européenne par M. Erdogan. Et maintenant, on a cette atteinte caractérisée à l’Union européenne [en Biélorussie]. Le président Loukachenko doit rendre les deux otages qu’il a incarcérés et torturés."

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"On a aux confins de l’Union européenne des dictateurs, ou en tout cas des fanatiques du pouvoir autoritaire, qui disent leur aversion profonde et leur mépris pour elle", assure le député. "Et de toute manière, “même pas peur” comme disent les enfants. Là, ce qui a marqué la rapidité de la réaction européenne, c’est l’idée que “ça suffit”, que nous en avions assez d’être “des ours en peluche face aux ours polaires” qui nous menacent et nous agressent."

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Faut-il aller plus loin que les minces sanctions déjà annoncées ? "La proportionnalité des ripostes, c’est : on vous expulse deux diplomates, vous en expulsez trois. Ça ne suffit pas. Il faut à mon avis généraliser et durcir les sanctions contre le personnel dirigeant de ce pays, que ces dirigeants et leurs familles soient mis en cause dans leurs avoirs, dans leurs mouvements, et s’ils viennent sur le territoire de l’Union européenne, dans leurs libertés. Il faut jeter un discrédit profond, paralyser autant que faire se peut ce pays."

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"Ça fait longtemps qu’on dit que l’Europe doit faire une révolution", estime Jean-Louis Bourlanges. "On a commencé une révolution il y a un an avec le plan Merkel/Macron, une révolution de la solidarité : on a dit qu’il ne suffisait pas d’avoir une monnaie unique, de faire de la concurrence, il faut que nous ayons une politique budgétaire et de solidarité sociale commune. Il faut faire la même chose sur le plan de la puissance, que l’Europe s’affirme comme une autorité capable de résister."

Talleyrand disait : “Méfiez-vous du premier mouvement, c’est toujours le bon.” Or habituellement le premier mouvement de l’Union européenne, c’est le mouvement Bisounours.

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Il l'explique par les ambitions initiales de l'UE : "L’Europe est née d’une volonté de paix, d’une volonté de réaffirmation des valeurs, d’une volonté d’universalité. Et elle a réussi sur ces points ! Mais il faut ajouter la puissance à la paix, la défense des intérêts à la sauvegarde des valeurs, la prise en compte des intérêts d’un continent par rapport aux autres. Rien ne lie politiquement Poutine, Erdogan ou Loukachenko : ils sont sur la même ligne par aversion pour l’Union européenne et à ce qu’elle représente en termes de liberté, de respect du droit, de pluralisme."

Références

L'équipe

Nicolas Demorand
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Production
Léa Salamé
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Léa Salamé
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