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Beyrouth ©AFP - JOSEPH EID / AFP
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Résumé

Karim Emile Bitar - Directeur de recherche à l'Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS) et professeur à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth

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Nadim Houry, directeur du think tank indépendant "Arabe réforme initiative", estime que le Liban ne peut pas s’en sortir tout seul et que le FMI doit désormais "jouer un rôle essentiel". "Il faut voir ce qu’il y a dans les comptes de l’état libanais. Il va falloir une enquête internationale pour voir où est passé l’argent et voir comment refinancer le système". Il explique que depuis le début de la crise 6 milliards de dollars sont sortis du Liban, par les élites. "On a été pillé par notre propre classe politique. Cet argent est sorti du pays vers des banques étrangères reconnues internationalement". 

"Aujourd’hui la classe politique n’a plus rien à partager, les caisses sont vides" dit-il, "et désormais il s’agit de gérer les pertes donc plus personnes ne veut diriger. C’est comme si on demandait à un pyromane d’éteindre le feu, c’est contre-nature."

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Selon lui, la faiblesse de l’initiative française, a été "de penser que cette classe politique aller se prendre en mains et faire des réformes mais pour cette classe politique cela reviendrait à se tirer une balle dans le pied"

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Pour Karim Bitar, politologue, "Emmanuel Macron, lors de sa visite après l'explosion du port de Beyrouth, a pris le taureau par les cornes mais il a été abusé par la roublardise de la classe politique libanaise" et la visite du ministre des Affaires étrangères aujourd'hui "va devoir prendre acte de cet échec"

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Sarah El-Yafi, activiste, consultante en politique publique, appelle à boycotter la classe politique actuelle et à soutenir l'opposition. 

"Nous sommes un pays qui traverse une crise multi-dimensionnelle. Cette crise est incommensurable. La population se paupérise à la seconde, victime de crise monétaire, politique, fiscale. L’état en faillite totale. Il y a quelques mois le Liban a été déclaré le pays le plus endetté au monde. La banque centrale est en faillite. Les banques ont perdu l’essentiel de l’argent de leurs déposants. Les épargnants subissent une décote de 75% de leurs dépôts"

Le salaire minimal qui était de 400 dollars est désormais de 50 dollars. Certains ne peuvent plus se nourrir même avec leur salaire

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45 min
Références

L'équipe

Nicolas Demorand
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Production
Léa Salamé
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