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Christian Jacob, invité de France Inter le 5 mai. ©Radio France
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Résumé

Christian Jacob, président du parti Les Républicains et député sortant de Seine-et-Marne, est l'invité du Grand entretien de France Inter, en pleine tractations pour les élections législatives des 12 et 19 juin.

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Christian Jacob (Président du Groupe LR à l'Assemblée Nationale et député de la 4e circonscription de Seine-et-Marne).

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Pour Christian Jacob, président des Républicains, la ligne de son parti pour les élections législatives est claire : il n'y aura pas d'accord avec les candidats La République en Marche. Les députés LR qui soutiendraient Emmanuel Macron devront quitter le parti : "Il n'y a pas de double appartenance politique. On ne peut pas être LR et LREM, ni LR et RN, ni LR et LFI ou Reconquête. On a l'honnêteté de se présenter face aux électeurs sur notre socle de convictions, sans petites combinaisons d'appareil." Le député de Seine-et-Marne dénonce au passage l'attitude "assez pathétique" d'Éric Woerth, ancien ministre de Nicolas Sarkozy qui a décidé de soutenir Emmanuel Macron.

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Interrogé sur les propos du maire LR de Saint-Étienne qui déclare que si son parti continue de refuser l'ouverture, il risque de "devenir une secte", Christian Jacob répond que LR a une ligne, "celle de l'indépendance et de l'honneur d'avoir des convictions fortes, de tenir ses engagements. Elle a été soutenue par 90% du Bureau politique. Je respecte les 10% qui ne sont pas en accord sur cette ligne, mais un peu d'humilité et de modestie ne nuit pas non plus."

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Christian Jacob reconnaît que LR a "échoué" lors de la présidentielle : "Nous n'avons pas réussi à ouvrir les mâchoires entre d'un côté Emmanuel Macron et de l'autre côté les extrêmes et Marine Le Pen." Mais il estime que les législatives sont une toute autre bataille. D'après lui, LR a "la ressource, les élus ancrés sur le terrain, en proximité avec leurs concitoyens et qui ne sont pas dans les petites manœuvres politiciennes de monsieur Macron et des gens qui l'entourent". L'objectif est d'avoir "un maximum" de députés, aller "au-delà" des 100 élus LR actuellement à l'Assemblée nationale.

"On ne se reconnaît en rien dans la politique menée par Emmanuel Macron."

Le président des Républicains tient à tout prix à marquer la différence entre la majorité et son parti. "On ne se reconnaît en rien dans la politique menée par Emmanuel Macron. C'est l'échec total sur ce quinquennat", estime-t-il. Christian Jacob critique notamment son l'ancien LR Édouard Philippe devenu Premier ministre au début du quinquennat Macron : il a "mis le feu sur tous les ronds-points de France", dénonce-t-il, en faisant référence aux gilets jaunes. Mouvement qui est "complètement" de sa faute, d'après Christian Jacob.

Mais la ligne politique des LR est proche de celle d'Emmanuel Macron sur les retraites, le nucléaire ou encore la baisse des impôts de production. Interrogé à ce sujet, Christian Jacob répond que la différence est "dans le boniment d'En Marche". "Emmanuel Macron, on le sait, est incapable de porter quelle que réforme que ce soit." Questionné par une auditrice, il affirme toutefois que les LR ont voté "40% des textes" proposés au Parlement ces cinq dernières années.

Christian Jacob dénonce "le chaos" voulu par LFI

En pleines tractations pour les élections législatives, Christian Jacob estime que l'union des partis de gauche est "tout et n'importe quoi". Il dénonce le ralliement derrière La France insoumise, qui n'a qu'une idée : "le chaos". "Tout le monde sait qu'il y a absolument zéro chance, et Dieu merci, que Jean-Luc Mélenchon devienne Premier ministre. Tout cela est de la tambouille de communication, électoraliste. D'ailleurs la gauche n'y croit pas", estime-t-il.

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Ces négociations à gauche "ne changent absolument rien" à la position des Républicains. Pas question de faire de nouvelles alliances : "On est indépendants", insiste le chef de file des LR. Après six mandats de député, lui ne se représentera pas.

Références

L'équipe

Jérôme Cadet
Production
Alexandre Gilardi
Collaboration
Juliette Hackius
Collaboration
Stéphanie Boutonnat
Collaboration