Vincent Duluc, journaliste à l'Equipe, Nathalie Iannetta, directrice des Sports de Radiofrance et Amélie Oudéa-Castéra, ministre des Sports.
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Vincent Duluc, journaliste à l'Equipe, Nathalie Iannetta, directrice des Sports de Radiofrance et Amélie Oudéa-Castéra, ministre des Sports. - Agence Franck Castel
Vincent Duluc, journaliste à l'Equipe, Nathalie Iannetta, directrice des Sports de Radiofrance et Amélie Oudéa-Castéra, ministre des Sports. - Agence Franck Castel
Vincent Duluc, journaliste à l'Equipe, Nathalie Iannetta, directrice des Sports de Radiofrance et Amélie Oudéa-Castéra, ministre des Sports. - Agence Franck Castel
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La ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra, Nathalie Iannetta, directrice des sports de Radio France, et Vincent Duluc, journaliste à l'Équipe, sont les invités du 8h20 de France Inter ce jeudi. Ils évoquent les enjeux de la Coupe du Monde de football, qui débute ce dimanche au Qatar.

À trois jours du coup d'envoi de la Coupe du monde de football au Qatar, le Grand entretien de France Inter invite la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra, Nathalie Iannetta, directrice des sports de Radio France, et Vincent Duluc, journaliste à l'Équipe et auteur du "Dictionnaire amoureux de la Coupe du Monde" (Plon). L'occasion de faire le point sur les multiples polémiques sur les droits humains et l'environnement qui entourent ce Mondial "particulier en tout point", comme le décrit Nathalie Iannetta.

"Il faut se poser les questions politiques au bon moment"

Emmanuel Macron a déclaré mercredi soir qu'il "ne faut pas politiser le sport". "Ces questions-là, il faut se les poser quand on attribue l'événement", a-t-il lancé, annonçant par ailleurs se rendre au Mondial si la France atteint les demi-finales. "Il faut vraiment préserver les joueurs des polémiques, les laisser se concentrer sur le jeu, laisser les supporters vivre leur passion pour le foot sans les culpabiliser, ne pas opposer les peuples et voir plutôt ce qui les rassemble", abonde la ministre des Sports. "Quand on a des objections, il faut se poser les questions politiques au bon moment, c'est-à-dire au moment de l'attribution des évènements et pas à la veille de leur démarrage."

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Fallait-il alors s'opposer à l'attribution de la Coupe du monde au Qatar en 2010 ? "C'est une décision qui a été prise par la Fifa, avec l'ensemble des fédérations constitutives de cette institution internationale. C'était il y a douze ans. Aujourd'hui, on se concentre beaucoup plus sur la dimension sociétale dans l'attribution des évènements. Les Jeux de Paris sont, en la matière, exemplaires. Et je suis contente que la Fifa ait exprimé la nécessité de mieux prendre en compte d'autres critères et notamment l'environnement dans les prochaines attributions des mondiaux", répond la ministre.

Elle ira elle-même au Qatar si la France accède aux quarts de finale. "On ne boycotte pas du tout, pas plus qu'aucun de nos partenaires. Je serai au Qatar effectivement si l'équipe avance bien et supporter de la première à la dernière minute de leurs matchs", insiste-t-elle.

"Les responsables de la Fifa se sont attribué ce jeu unique à des fins personnelles et politiques"

Cette Coupe du monde sera très particulière à couvrir pour les journalistes, note Nathalie Iannetta. "On y va avec un sentiment d'une responsabilité énorme, peut-être supérieure aux autres Coupes du monde parce que d'un point de vue professionnel, couvrir un évènement comme ça, à ce moment-là, dans ces conditions-là, c'est inédit", explique-t-elle.

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"À titre personnel, il y a bien longtemps que la petite flamme de l'enfant amoureuse que j'étais s'est éteinte face à ces grands évènements, un peu confisqués", ajoute la journaliste. "Mon coeur est serré non pas pour moi mais pour la jeunesse qui, peut-être, aura besoin de ce rêve, cette excitation, ce moment unique où d'un seul coup, quel que soit son âge, sa couleur de peau, son genre, on se retrouve sur une place, sur un canapé, dans un bar, dans un stade et on vit exactement au même moment la même émotion. L'universalité du football et sa puissance sont là. Les responsables de la Fifa, depuis des années, se sont attribués ce jeu unique, universel, populaire, simple et accessible à tous, à des fins personnelles et politiques. Je leur en veux énormément."

"L'hypocrisie" du boycott

Le sentiment est semblable pour Vincent Duluc, qui pointe du doigt "le double-jeu ou l'hypocrisie de la Fifa qui demande aux joueurs de ne manifester aucun message politique alors que l'attribution de la Coupe du monde au Qatar ou à la Russie sont clairement des messages politiques".

Les deux journalistes s'accordent toutefois sur le fait que "ce serait une véritable hypocrisie de boycotter la Coupe du monde au Qatar et de continuer d'aller au Parc des princes, de regarder BeIn et d'aller dans les musées financés par le Qatar et les Pays du Golfe", souligne Vincent Duluc.

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