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Dominique Reynié, Chloé Morin et David Djaiz ©AFP - DAMIEN GRENON / JOEL SAGET / PABLO PORLAN
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Résumé

David Djaïz, essayiste, enseignant à Sciences Po, Chloé Morin, politologue associée à la fondation Jean Jaurès, spécialiste de l’opinion publique, et Dominique Reynié, politologue, directeur général de la Fondation pour l'innovation politique, sont les invités du Grand entretien de France Inter.

avec :

Dominique Reynié (Politologue. Professeur des Universités à Sciences Po.), David Djaïz (Haut fonctionnaire, essayiste et enseignant à Sciences-Po.).

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Comment sortir de la fatigue démocratique après cette élection présidentielle marquée par une très forte abstention ? Comment revivifier la démocratie française ? Dimanche, lors du second tour, 28% des électeurs se sont abstenus, soit davantage qu'il y a cinq ans (25,44%). C'est un record depuis la présidentielle de 1969 (31%).

Dominique Reynié, politologue, directeur général de la Fondation pour l’innovation politique :

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"Il y a une part croissante de nos compatriotes qui sont entrés en dissidence électorale, qui ne se retrouvent plus dans l’offre, dans la procédure. Je crois que la grande difficulté c’est que l’élection présidentielle porte une promesse qui est impossible de tenir. Dans sa construction même, c’est la promesse que si le peuple souverain s’exprime, alors sa volonté se réalise. Si ce n’est pas ça, cela n’a pas de sens. Il y a une sorte de lassitude et de rejet. Il faudrait des institutions moins grandiloquentes et qui occupent au fond moins de place dans cet espèce de futur que nous pourrions bâtir à coup d’élection."

David Djaïz, essayiste et enseignant à Sciences Po :

"Cela fait plus de 20 ans que l’on a le sentiment d’une entropie, d’une dégradation démocratique. Cela a commencé en 2002 avec la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour, puis 2005 la victoire du "non" au référendum sur le traité constitutionnel européen. On voit qu’il y a une très forte polarisation de la vie politique française. On parlait de ces trois blocs à l’issu du premier tour : une France plutôt libérale et optimiste, une France plus attachée à la justice sociale et une France plus attachée à l’identité. Je ne supporte plus ce mot de bloc, ça fige les choses, ça donne l’impression que ce sont des entités infranchissables, des réalités parallèles. Alors que tout l’enjeu est de casser à coup de pioche ces blocs."

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Chloé Morin, politologue, associée à la Fondation Jean Jaurès :

"La crise démocratique n’est pas uniquement liée aux institutions. Il y a un problème et on le voit dans les enquêtes d’opinion, le sentiment que la politique ne change plus la vie, donc il y a un sujet d’efficacité évidemment. Je pense que depuis cinq ans, on a vu que la pratique par Emmanuel Macron du pouvoir amplifiait tous les défauts de nos institutions et notamment la tendance à concentrer tous les pouvoirs et à donner très peu d’espace aux contestations. Il y a une réponse à la fois simple et compliquée : le Président et l’exécutif doivent se dessaisir un peu de certains pouvoirs."

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Références

L'équipe

Nicolas Demorand
Nicolas Demorand
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Production
Léa Salamé
Léa Salamé
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Production
Alexandre Gilardi
Collaboration
Juliette Hackius
Collaboration
Stéphanie Boutonnat
Collaboration