Jordan Bardella, président du Rassemblement national.
Jordan Bardella, président du Rassemblement national. ©Radio France - France Inter
Jordan Bardella, président du Rassemblement national. ©Radio France - France Inter
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Jordan Bardella, député européen, candidat à la présidence du Rassemblement national, est l'invité du Grand entretien de France Inter.

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"La méthode de concertation et de débat d'Emmanuel Macron a duré le temps des vacances, elle a duré trois mois", réagit ce jeudi sur France Inter, Jordan Bardella, invité du Grand Entretien, alors que l'exécutif a confirmé qu'il allait présenter un texte spécifique avant l'hiver, avec l'allongement de l'âge de départ à 63 ans d'ici 2027, 65 ans d'ici 2031.

"Il y a une majorité de Français opposés à cette réforme des retraites, donc cette réforme va accentuer les tensions sociales dans le pays. Compte tenu de ce qui nous attend, de l'hiver difficile en matière énergétique, des difficultés des patriotes, s'engager dans une telle réforme m'apparaît comme une folie", tacle Jordan Bardella. Le projet de réforme des retraites faisait partie des promesses de campagne du chef de l'Etat. "Emmanuel Macron a été élu mais il n'a pas eu la majorité absolue à l'Assemblée Nationale. Le système des retraites n'est pas menacé. Reporter l'âge de départ à la retraite à 65 ans est une folie. C'est toujours les mêmes qui paient : le macronisme, c'est la guerre de tous contre tous".

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Jordan Bardella dénonce selon lui, "la générosité de notre modèle de protection sociale à l'égard de la terre entière. Les aides sociales qui sont versés aux étrangers dans notre pays, c'est 12 milliards d'euros par an. En instaurant la priorité nationale, on pourrait conserver le caractère national de notre système de protection sociale et d'arrêter de percevoir la France comme un guichet social, quand on voit qu'on a un certain nombre de patriotes qui ont du mal à faire face aux difficultés du quotidien."

Le député européen juge que "ce que fait le gouvernement pour protéger les Français est une usine à gaz. Il y a deux mesures à prendre : baisser la TVA sur l'énergie, l'électricité, le gaz et le fioul. Si on baisse la TVA de 20%, on rend du pouvoir d'achat aux Français et puis il faut augmenter les salaires. Nous proposons aux patrons d'augmenter de 10% les salaires, ces 10% étant exonérés de cotisations patronales."

"Je m'inscris dans une forme de continuité"

Jordan Bardella est candidat à la présidence du Rassemblement National face à Louis Aliot, maire de Perpignan. "On a une ligne politique qui est assez proches, après on a chacun nos parcours, nos sensibilités. Je m'inscris dans une forme de continuité. Je pense que nous allons arriver au pouvoir et qu'après Emmanuel Macron ce sera nous."
Il estime qu'il faut "préparer cette accession aux responsabilités parce que que la plus grande blessure pour nous, ce serait de décevoir les gens qui espèrent de nous, qui attendent de nous".

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Face à la hausse du budget du ministère de l'Intérieur

Le gouvernement a annoncé une hausse de budget :1 milliard d'euros en plus pour le ministère de l'Intérieur, pour la police. "Nous verrons dans le détail, après plus il y a de lois sur la sécurité, et plus Gérald Darmanin s'exprime, plus l'insécurité augmente, il y a peut-être un problème de méthode."

Jordan Bardella dit "regarder la situation sécuritaire et immigratoire est hors de contrôle. La volonté de Emmanuel Macron de répartir l'immigration dans les villages français à l'aube des JO 2024 m'apparait être une pure folie. Nous souhaitons que début 2023 soit organisé un référendum sur l'immigration." Il estime "que les demandes d'asile doivent être traitées dans les pays de départ. Les Français sont en train de s'habituer à cette explosion de violence, moi je leur dis, ne vous habituez pas."

Sur les prêts contractés par le Rassemblement National pour son financement

Interrogé sur le rapport des services américains qui expliquent que le Kremlin a financé des partis politiques ou à des candidats amis dans plus d'une vingtaine de pays dans le monde pour asseoir son influence, Jordan Bardella affirme que "le RN n'a touché aucune subvention, aucun pot de vin de la part de quelque pays que ce soit. Le RN aura 50 ans dans quelques jours. Les Français savent que depuis cinquante ans, notre mouvement est lasérisé. Nos finances n'ont pas de secret ni pour les journalistes ni pour le moindre fonctionnaire de Bercy. La République en Marche a demandé une commission d'enquête sur les ingérences russes et étrangères dans les partis politiques. Nous y sommes favorables, mais par que pour les ingérences russes, ni que pour les partis d'oppositions, y compris pour la majorité."

Le candidat à la présidence du Rassemblement National se dit "très curieux de savoir les liens de la majorité avec des Etats étrangers, comme le Qatar ou la Chine. Il y a des députés de la majorité qui ont été épinglés pour leurs liens d'influence. Je pense aux liens du gouvernement avec des cabinets privés, comme McKinsey, aux sur lequel on est très vite passés."

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Selon Médiapart, quand Marine Le Pen déclare lors d'une conférence de presse que les résultats du référendum sur la Crimée sont sans contestation possible, le premier prêt russe est signé deux semaines après, le deuxième six mois plus tard en septembre 2014. Ces prêts ont-ils été un renvoi d'ascenseur, lui demande-t-on.

"Ces accusations sont diffamatoires. Nous poursuivrons désormais tous ces propos qui visent à nous discréditer. Ils sont faux. Je vais rappeler une chose. Depuis quelques années, le RN n'a trouvé aucun prêt auprès des banques françaises ou européennes. Il est vrai qu'en 2015, nous avons contracté un prêt auprès d'une banque tchéco-russe, une banque qui depuis a fait faillite. Il y a un paradoxe à nous empêcher de trouver des financements auprès des banques françaises et de nous reprocher d'aller les chercher à l'étranger." Jordan Bardella confirme que le parti rembourse toujours 6 millions d'euros issus de ce prêt.

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Nicolas Demorand
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Léa Salamé
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