Emmanuel Macron, le Président de la République dans les studios de France Inter.
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Emmanuel Macron, le Président de la République dans les studios de France Inter. ©Radio France - *
Emmanuel Macron, le Président de la République dans les studios de France Inter. ©Radio France - *
Emmanuel Macron, le Président de la République dans les studios de France Inter. ©Radio France - *
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Emmanuel Macron, président de la République, candidat à sa réélection, est l'invité du Grand entretien de France Inter.

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"Quand un président sortant en campagne, c’est toujours compliqué" reconnaît Emmanuel Macron. "Je pense que nos sociétés sont fatigués par deux années de Covid. Puis la guerre est venue, il y a eu un effet de sidération. Je pense que l’on a parlé de vrais sujets."

"Est-ce que le vote a encore du sens" s’interroge Emmanuel Macron. "Oui !" dit-il. Dans les sondages, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan et Eric Zemmour, les candidats les plus à droite, sont à 35% d’intentions de vote. Cela n’a jamais été aussi haut. Cette poussée des extrêmes, le Président-candidat l’observe : "Je sais qu’on adore toujours faire dire à un président de la République qu’il a des échecs. J’ai fait beaucoup de mea culpa. (…) Je n’ai pas réussi à l’endiguer après je pense que je n’ai pas, durant ces cinq années, essayé d’esquiver les sujets."

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La retraite à 65 ans comme projet

"Je veux défendre la retraite par répartition, ce sont les actifs qui payent pour les retraités" explique Emmanuel Macron. "Je veux défendre ce système mais on ne peut pas maintenir les choses comme elles sont aujourd’hui. Ce système est déficitaire."

Comment on l’équilibre ? Soit on baisse les pensions, je suis contre, et je suis pour continuer à les indexer, surtout dans un contexte inflationniste. Les retraites seront indexées.

"Les petites retraites vivent mal" poursuit-il. Le Président candidat veut bâtir le minimum retraite pour une carrière complète à 1.100 euros. Il veut aussi supprimer les principaux régimes spéciaux. "Les nouveaux embauchés, on les prendra dans un nouveau système. Le troisième point est de faire travailler plus longtemps. En moyenne en France, on s’arrête de travailler à 63 ans et demi. On arrive à 65 ans pour les générations né en 1969". Emmanuel Macron promet un système de bonus pour les métiers les plus pénibles.

"Ce qui m’importe, c’est le bon usage de l’argent public"

Sur l'affaire McKinsey, le recours par l’Etat de cabinets de conseil, "il n’y a pas eu d’abus", mais si cela a été le cas, Emmanuel Macron réclame des sanctions.

"Est-ce que le Président de la République intervient dans ces contrats ? Non. Ces contrats sont passés selon le code des marchés publics. Mais est ce que ces contrats, ces prestations extérieurs viennent à la place de compétences que vous avez."

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"Il faut regarder les voisins. On est autour de 850 millions par an ces dernières années, et entre deux et trois milliards chez nos principaux voisins". Emmanuel Macron compare à l’Allemagne et l’Angleterre, qui ont selon lui font beaucoup plus appel au cabinet de conseil. "Ce qui m’importe, c’est le bon usage de l’argent publique."

"Des indices très clairs de crimes de guerre" en Ukraine

Emmanuel Macron juge qu'il existe des "indices très clairs" de crimes de guerre en Ukraine, "la justice internationale doit passer" après la diffusion ce week-end d'images de victimes civiles dans la ville ukrainienne de Boutcha, près de la capitale ukrainienne Kiev. Il est "à peu près établi que c'est l'armée russe" qui était présente dans la ville. "Ce qui vient de se passer à Boutcha impose un nouveau train de sanction et des mesures très claires" ajoute-t-il.

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Des violences "innacceptables" en Corse

Interrogé sur la situation en Corse, suite aux violentes manifestations à cause du décès d'Yvan Colonna, Emmanuel Macron assure ne pas avoir "changé de ligne" sur la Corse. Le candidat à sa réélection estime qu'il n'y aurait "pas de discussion" sans "retour à l'ordre préalable". Il juge "inacceptables" les violences, "y compris avec des responsables politiques en tête de cortège". Il répondait à une question d'un auditeur inquiet des récents propos du ministre de l'Intérieur qui annonçait l'ouverture de discussions sur une possible autonomie de l'île, après la mort du militant nationaliste Yvan Colonna. "Personne n'a engagé l'autonomie", précise le président-candidat.

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