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Gabriel Attal dans les studios de France Inter le 12 juillet 2019 ©Radio France
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Résumé

Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, est l'invité du Grand entretien.

avec :

Gabriel Attal (Ministre délégué chargé des Comptes publics).

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Va-t-on vers un "été pourri" par l'épidémie ? "On va tout faire pour l'éviter. Mais il y a des motifs d’inquiétude. Depuis plusieurs semaines, la situation s’est très nettement améliorée dans notre pays, grâce aux efforts des Français, au déploiement de la vaccination. On a un taux d’incidence, un niveau de contamination, qui a beaucoup chuté, très rapidement. Mais ce qu’on constate, c’est que depuis un peu moins d’une semaine la tendance semble s’inverser et que l’épidémie regagne du terrain. Ça se fait lentement, progressivement."

Il ajoute que "le variant delta, particulièrement contagieux et inquiétant, gagne du terrain très rapidement. Il double presque chaque semaine : on est aujourd'hui à près de 30 % des contaminations qui y sont liées. Et on a des exemples autour de nous que cette situation peut être les prémices d’un redémarrage de l’épidémie."

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Éviter une quatrième vague comme chez certains voisins

"Quand on regarde la Grand-Bretagne il y a un mois, ils étaient autour de 2500-3000 contaminations par jour, soit le niveau qu’on connaît aujourd’hui", rappelle Gabriel Attal. "Il y avait un redémarrage assez léger au départ. Et puis c'est parti d’un coup. C’est une possibilité mais il n’y a pas de fatalité, et la carte maîtresse pour éviter une nouvelle vague, c’est la vaccination."

Il rappelle toutefois que nous sommes mieux armés pour réagir plus précisément : "On a basculé dans un régime de gestion de l’épidémie au niveau national à une gestion locale. On a une loi qui permet, si l’on observe une explosion importante à l’échelle d’un territoire, de prendre des mesures. On l’a fait par exemple dans le département des Landes."

"Quand on a lancé la campagne de vaccination, il y avait des doutes sérieux sur notre capacité à vacciner plusieurs dizaines de millions de personnes, or on est aujourd’hui à 35 millions qui ont reçu une première dose", répète le porte-parole du gouvernement. "Aujourd’hui, l’intention vaccinale n’a jamais été aussi haute. Depuis quelques semaines, il y a un tassement dans le nombre de premiers rendez-vous, mais on observe à nouveau une hausse des prises de premiers rendez-vous. Il n’y a pas de fatalité, on peut encore convaincre des Français de se faire vacciner."

Vers "une évolution du périmètre" du pass sanitaire ?

Sur la vaccination des soignants, "on a toujours dit que l’obligation était sur la table, dès le mois de janvier/février. L’obligation pour tous les Français, Olivier Véran l’a écartée. On peut imaginer des incitations, en utilisant notamment le pass sanitaire. On en discute ces jours-ci avec les groupes politiques et les formations politiques. Aujourd’hui, le pass sanitaire est demandé pour des activités limitées (très grands rassemblements, discothèques, voyages), on peut imaginer que ce périmètre puisse évoluer, qu’il puisse concerner davantage d’activités, et qu’à un moment donné la question de la gratuité des tests sanitaires se pose. Tout ça est en débat."

Il estime que cette obligation est "une sérieuse possibilité". "On constate qu’un certain consensus se dessine autour de cette idée, chez les formations politiques mais aussi chez les scientifiques et les Français. On a observé certaines situations où l’épidémie repartait dans des Ehpad parce que certains soignants n’étaient pas vaccinés. On sait que des résidents, même vaccinés, parce qu’ils sont fragiles, peuvent être contaminés et développer une forme grave. C’est une forme de responsabilité. La vaccination obligatoire des soignants n’aurait rien de très nouveau : il y a aujourd’hui des vaccins obligatoires pour les soignants, sur la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite…"

"Si on va vers ça, il faut passer par la loi, pour ajouter le vaccin Covid aux vaccins obligatoires, donc un projet de loi sera présenté. S’il est décidé de le faire, il est possible que le texte soit présenté avant la fin de la session parlementaire fin juillet."

Références

L'équipe

Nicolas Demorand
Nicolas Demorand
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Production
Léa Salamé
Léa Salamé
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