Philippe Martinez
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Philippe Martinez ©AFP - Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, est l'invité du Grand entretien de France Inter. Il revient sur le mouvement social dans les raffineries, qui provoque des pénuries de carburant.

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"On n'a pas pris au sérieux cette grève. C'est le problème dans ce pays. On minimise la colère des salariés, et on se retrouve dans cette situation", dit Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, alors que la grève est reconduite ce lundi dans 5 raffineries de TotalEnergies pour demander des augmentations de salaires. "On a perdu beaucoup de temps pour sortir de ce conflit. Le gouvernement a minimisé l'impact de la grève, le nombre de grévistes", dit-il. Il considère que "la distribution de carburants est mal faite, on devrait imaginer quelque chose pour les services d'urgence".

Plusieurs milliers de grévistes, d'après la CGT

"Il a fallu trois semaines pour qu'on ouvre des négociations. Pourquoi, s'il y a si peu de grévistes, on ne prend pas des non-grévistes pour faire tourner les raffineries ?", dit Philippe Martinez, qui considère qu'il y a "70 à 80% de grévistes  dans les raffineries, ça veut dire plusieurs milliers de personnes"

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Elisabeth Borne a évoqué ce dimanche l'éventualité de nouvelles réquisitions. "Nous pensons que les réquisitions sont une entrave au droit de grève", lui répond-il. "La représentativité des syndicats est importante, mais sur un certains nombres de domaines, quand on va signer un accord, il faut se retourner vers les salariés pour leur demander 'ça vous va ou ça vous va pas ?'"", dit-il alors que les deux syndicats majoritaires de Total (la CFE-CGC et la CFDT) ont trouvé un accord avec la direction pour augmenter les salaires de 7%. "Apparemment une majorité de salariés ne sont pas d'accord avec cette signature, sinon la grève s'arrêterait". "Pour l'instant cet accord prévoit 5% d'augmentation générale de salaires. C'est insuffisant. Nous voulons 7% d'augmentation générale des salaires liée à l'augmentation du coût de la vie et 3% par rapport aux partages des richesses", réclame-t-il. "Avec l'évolution naturelle de la prime d'ancienneté on arrive à 7%, mais en l'état c'est 5% d'augmentation générale de salaire."

"Il faut des mesures salariales collectives"

"Il faut que la négociation se prolonge, mais en tous cas, ces 5% c'est inacceptable. Pourquoi le gouvernement n'a jamais évoqué l'augmentation générale des salaires, par exemple de l'augmentation du SMIC ? Quand il y a un problème, on ne fait pas semblant qu'il n'existe pas", dit-il.

Sur la mobilisation générale de ce mardi, il attend "qu'on mette aussi en avant tous ces salariés du public et du privé, aux salariés de l'agro-alimentaire, tous les oubliés du Ségur de la Santé". "Il faut des mesures salariales collectives", dit-il. "Je pense qu'il faut une initiative. Puisque la loi sur le pouvoir d'achat n'a eu aucun effet sur les fins de mois des salariés, pourquoi pas se mettre autour d'une table et discuter une augmentation générale des salaires".

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