Arnaud Montebourg ©AFP - JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
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Résumé

Arnaud Montebourg, entrepreneur, ancien ministre de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique, candidat à la présidence de la République, est l'invité du Grand entretien de France Inter.

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Arnaud Montebourg (Ancien Ministre de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique, fondateur de « Bleu Blanc ruche »).

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Arnaud Montebourg justifie sa candidature à la présidentielle par un constat. Il est certain que ses "idées sont devenues majoritaires." Il ajoute : "Elles sont le centre de gravité du pays." Mais selon l'ancien ministre, si beaucoup d'hommes et femmes politiques les empruntent, il ne croit pas "qu’il les mettront en œuvre". "J_e crois qu’il y a une légitimité à vouloir apporter la vision, la méthodologie pour les mettre en œuvre_", explique t-il.

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Tout conduit à Marine Le Pen

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Par ailleurs, le bilan du quinquennat d'Emmanuel Macron n'est pas reluisant à ses yeux. Arnaud Montebourg considère que le pays est "au fond du trou" : "L’industrie est dans un état pitoyable, l’agriculture descend, nous avons 500 milliards de dettes accumulées en plus, (…) vous avez la société qui se déchire, le racisme et l’antisémitisme qui coure les rues, l’ascenseur social bloqué au sous-sol. En plus de cela, il considère que le gouvernement a fait preuve de brutalité, une manière d’exercer le pouvoir qui est une espèce d’isolement où on arrive plus à discuter dans ce pays de façon horizontale ou verticale." Tout cela amènerait à renforcer le vote en faveur de la candidate du RN, Marine Le Pen.

Réussir ensemble

Son slogan de campagne, "la Remontada de la gauche" a été beaucoup discuté, critiqué ces derniers jours depuis l'annonce officielle de sa candidature. Il explique : "Quand vous dites ‘je veux remonter ce pays’, on ne comprend pas. Quant on dit ‘c’est une remontada’, ça veut dire que quand la partie semble perdue, il est possible de réussir. Et ça se fait avec les ressources d’une équipe. C’est ça l’esprit."

6ème république

Pour Arnaud Montebourg, cette remontada passe d'abord par un projet de 6ème république car "i_l est nécessaire de reprendre une part de notre souveraineté nationale en permettant en dernier ressort au Parlement français de corriger, amender et modifier tous les droits issus de ce fatras de directives. 60% de notre droit vient de l'Union européenne._" Pour autant, il rejette toute comparaison avec un Frexit : "On a besoin de l'Europe. Ça s'appelle la subsidiarité. (…) Par exemple, quand l'Union européenne décide de privatiser nos barrages. De quoi elle se mêle ? Ce sont nos barrages. On les a faits avec notre sueur. Quand l'Union européenne nous dit 'Vous avez le droit de sauver Air France en mettant 7 milliards sur la table. Mais vous allez donner vos créneaux de décollage à Orly aux low cost anglo saxons'. De quoi elle se mêle ? Orly, c'est chez nous."

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Augmenter les salaires

L'ancien ministre le répète, c'est l'un des leviers qu'il faut actionner pour réparer les blessures qui ont conduit au mouvement des gilets jaunes. "Les Français ont l'impression de ne pas pouvoir payer leurs factures. Aujourd'hui, le travail n'est pas honoré dans notre pays et dans les services publics. Quand vous êtes soignant, il y a eu des revalorisations. Ceux qui disent, oui, il y a eu des revalorisations dans l'aide à domicile aussi, reconnaissons-le. Mais est-ce que c'est suffisant ? Lorsque vous êtes aujourd'hui caissière ou agriculteur, vous gagnez en une année moins que ce qu'un banquier d'affaires peut gagner en une seule transaction." Il est impératif, dit Arnaud Montebourg, de travailler sur les salaires.

Propriété contre rénovation

Sur la question du logement, Arnaud Montebourg propose dans son programme que l'Etat rachète le million de biens immobiliers vacants qui existent sur le territoire et les offre à tous ceux qui veulent quitter les villes, s'installer hors des grandes métropoles, dans ce qu'il appelle la "France des sous-préfectures". "Nous avons évalué avec l'Insee 1 million de biens vacants. On ne sait pas quoi en faire. Ce sont des maisons qui tombent. Donc, on va faire un peu ce que les Italiens ont imaginé pour l'Italie du Sud. L'Etat rachète. Il offre gratuitement aux personnes qui n'ont pas déjà une propriété. C'est un programme d'accession à la propriété pour ceux qui n'en ont pas. A condition qu'ils rénovent à leurs frais bien sûr, ce n'est pas gratuit, et qu'ils l'habitent durablement."

Références

L'équipe

Nicolas Demorand
Nicolas Demorand
Nicolas Demorand
Production
Léa Salamé
Léa Salamé
Léa Salamé
Production
Alexandre Gilardi
Collaboration
Juliette Hackius
Collaboration
Stéphanie Boutonnat
Collaboration