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Gérard Larcher ©AFP - Nicolas Guyonnet / Hans Lucas
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Résumé

Le président du Sénat, Gérard Larcher, est l'invité du Grand entretien de la matinale de France Inter.

avec :

Gérard Larcher (Président du Sénat, sénateur LR des Yvelines).

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Gérard Larcher réagit au calendrier concernant le débat du projet de loi sur le pass vaccinal, en cours depuis hier au Sénat. "Nous allons examiner aujourd'hui et demain le texte, en recherchant l'objectif : apporter une meilleure sécurité sanitaire aux Français, mais aussi répondre à des questions concrètes, comme par exemple la gestion des écoles et des tests."

Le train des sénateurs, c'est le train de la sagesse.

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Adapter le pass vaccinal à la réalité

Sur le contenu du pass "nous voulons l'adapter à la réalité". "Nous avons fixé en Commission, une barre au-dessus de laquelle le pass vaccinal s'applique, 10 000 hospitalisations." Sur la question des mineurs, "nous avons retenu hier que le pass s'appliquerait au-dessus de 18 ans." Gérard Larcher ajoute qu'il y aura des changements dans le texte, concernant les contrôles du pass par les cafetiers et restaurateurs. 

Le pass vaccinal est une affaire de liberté, je vais le voter, mais on ne fait pas n'importe quoi sous la pulsion.

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"Pas de difficultés" pour le vote du pass vaccinal, "d'ici quelques jours"

Le président du Sénat ne s'inquiète pas, ce pass vaccinal sera voté au Sénat selon lui, rapidement. "Je pense qu'il n'y a pas de difficulté pour que d'ici quelques jours nous ayons un texte de loi qui ait force de loi."

Le projet de loi divise tout de même les élus LR. Seul un quart des députés Les Républicains ont voté "pour" à l'Assemblée Nationale. Sur les 146 sénateurs LR au Sénat, "Nous avons une vingtaine de collègues qui ne souhaitent pas, pour des raisons diverses, s'associer à cette démarche, chez nos amis centristes c'est une dizaine", déclare Gérard Larcher. 

Nous aurons une majorité solide, et exigeante sur un certain nombre de conditions : la limitation dans le temps [du pass vaccinal], et le contrôle, toujours, du Parlement. 

Concernant le reconfinement uniquement pour les personnes non-vaccinées, proposé par Valérie Pécresse, "le reconfinement est l'application d'un texte d'urgence sanitaire. Il faut des réponses graduées", argue Gérard Larcher. "Personnellement je ne suis pas favorable au reconfinement des non-vaccinés. 

Gérard Larcher soutient les enseignants, pas la grève

"Je soutiens les parents, les enseignants mais je ne soutiens pas la grève. On ne va pas complexifier la situation". 

Il évoque la pagaille "noire" devant les centres de tests, "c'est à cela qu'il faut apporter des réponses". 

Jean Castex a annoncé hier une simplification du protocole sanitaire à l'école. "Elle était indispensable, la situation était intenable", commente Gérard Larcher. "Au fond je crois que Valérie Pécresse avait raison, qu'il fallait garder l'école fermée une semaine de plus, au pic des contaminations." 

Je suis favorable à ce que les écoles restent ouvertes, mais quand je vois que ce matin on est à plus de 10 000 classes fermés, je ne suis pas certain qu'on ait atteint l'objectif qu'on voulait. 

Comment juguler la violence contre les élus ?

"Elle est le signe d'une société profondément fracturée, divisée. Pour y répondre, il faut de la fermeté, et en même temps être très attentif à ne pas diviser plus le pays", estime Gérard Larcher.

"Ca veut dire très clairement qu'il n'y a pas deux catégories de citoyens", déclare-t-il, en visant les mots du président de la République. 

Qu'un président de la République ait envie, j' insiste sur "envie",  d'emmerder les Français, je ne crois pas que ce soit la réponse, dans un pays qui a besoin de retrouver une unité. 

Quand aux propos de Valérie Pécresse, "ressortir le Kärcher de la cave", "ce n'est peut-être pas le mot que j'aurais choisi, mais je partage l'intention", poursuit Gérard Larcher. 

Le mandat Macron : "un échec en matière de sécurité"

Gérard Larcher considère que ce mandat "est un échec en matière de sécurité". "Certes, nous avons voté un budget de 3,5 milliard d'euros supplémentaires pour la police, mais il y a moins de policiers sur le terrain, et des taux d'élucidation qui ne se sont pas améliorés."

On nous annonce un texte sur la sécurité intérieure au mois de mars, à un moment où les travaux du Parlement sont suspendus. On est bien en campagne électorale. 

Valérie Pécresse veut durcir les peines pour les délits commis dans les quartiers les plus sensibles. Cette proposition est-elle constitutionnelle ? "C'est une question qui mérite d'être expertisée constitutionnellement", analyse Gérard Larcher. 

La question des parrainages présidentiels

Gérard Larcher répond à une question d'auditeur, concernant les parrainages des candidats à l'élection présidentielle. 

"Je considère que Jean-Luc Mélenchon, Marine le Pen et Eric Zemmour doivent pouvoir se présenter à l'élection présidentielle".

"En ces temps de doute sur la démocratie représentative, ce ne serait pas une bonne manière de conforter la démocratie" [qu'ils ne puissent pas le faire]. 

Il estime que c'est un débat qui aurait dû avoir lieu plus tôt, car la procédure législative ne permet pas de modifier la loi qui régit les parrainages en peu de temps. "Je souhaite que les élus utilisent pleinement leur droit de parrainage, qu'ils le fassent sans crainte, parrainer n'est pas soutenir", indique-t-il, précisant que lui-même parrainera Valérie Pécresse. 

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Références

L'équipe

Nicolas Demorand
Nicolas Demorand
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Production
Léa Salamé
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Production
Alexandre Gilardi
Collaboration
Juliette Hackius
Collaboration
Stéphanie Boutonnat
Collaboration