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Adrien Quatennens, invité de France Inter à 8h20 le 26 juillet 2022. ©Radio France
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Résumé

Adrien Quatennens, député de la 1ère circonscription du Nord et coordinateur de la France Insoumise, est l'invité de Jérôme Cadet dans le Grand Entretien de 8h20.

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Il reste encore plus de 200 amendements à examiner lors de l'examen en ce moment du budget rectificatif pour 2022 et le gouvernement accuse la Nupes de faire traîner les choses en mettant sur la table des amendements jugés hors sujet. "C'est un dévoiement du débat démocratique", a dit le ministre de L'économie, Bruno Le Maire. "Je pense qu'au contraire, on assiste à une 'reparlementarisation' de la vie politique, c'est à dire que ça se passe davantage aujourd'hui à l'Assemblée que dans le quinquennat précédent. Ce que l'on voit que l'ère d'un Parlement-chambre d'enregistrement des desiderata du président de la République est révolue", rétorque le député LFI Adrien Quatennens.

"Moi, je n'avais pas le souvenir d'avoir vu autant de députés dans l'hémicycle tard le soir ou dans la nuit. Donc, cela montre bien que désormais, c'est à l'assemblée que ça se passe puisque on nous parle d'un projet sur le pouvoir d'achat. Il est normal que nous ayons des propositions à faire", souligne t-il*.* Est-ce une stratégie assumée de théâtralisation du débat ? "L'essentiel des amendements que nous portons sont des amendements de propositions. Nous respectons scrupuleusement le mandat qui nous a été confié. Nous menons la bataille sur le pouvoir d'achat et d'ailleurs, les Français doivent savoir qu'une forme d'alliance se joue à l'Assemblée contre leur portefeuille. Vous avez eu l'alliance qui va de la République en marche jusqu'au Rassemblement national pour faire blocage à l'augmentation du SMIC. Vous avez la même alliance qui s'est répétée et ils ont refusé le gel des loyers."

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"On bloque les prix, on les régule"

Sur l'aide aux Français pour les carburants, le gouvernement et l'opposition à droite sont tombés d'accord sur un dispositif dégressif, 30 centimes par litre de ristourne entre septembre et octobre, 10 centimes entre novembre et décembre. "Le fait qu'il y ait une ristourne, y compris prise en charge par l'Etat, ne va pas empêcher les pétroliers d'augmenter leurs prix. C'est mieux que rien, en effet. Mais nous, nous préférons le blocage des prix. Nous ne sommes pas d'accord pour que l'Etat garantisse la rente privée. La question qui se pose, c'est d'où vient-elle cette hausse des prix ? On nous parle beaucoup de la guerre en Ukraine. Certes, la guerre en Ukraine est un facteur aggravant, évidemment. Mais vous avez bien remarqué que la hausse des prix n'a pas attendu le début du conflit en Ukraine pour se déclarer. Il y avait déjà des hausses de prix, dont beaucoup s'accordent à dire qu'elles sont essentiellement le fait de spéculations. (...) Est ce que le gouvernement prend des dispositions pour empêcher cette spéculation ? Non, il ne le fait pas. Il garantit la rente privée. Quand nous proposons, avec la Nupes, le blocage des prix, ça consiste à dire 'maintenant la foire sur les marchés, ça suffit'. Et donc on met un stop, fusse t-il temporaire. On bloque les prix, on les régule et c'est la rente privée qui prend à sa charge l'effort de guerre."

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Quel financement pour l'audiovisuel public ?

Interrogé sur le financement de l'audiovisuel public, avec la suppression de la redevance et la mise en place d'un financement à partie d'une fraction de la TVA. Un système insatisfaisant pour Adrien Quatennens : "On pourrait imaginer que la redevance télé soit progressive et que cet impôt soit progressif. On pourrait imaginer une taxe, par exemple, comme nous l'avions proposé sur les Gafam pour financer le service public. Le gouvernement est passé par toute sorte de bricolage. Pendant un temps, on a compris que l'audiovisuel serait financée par une taxe sur le tabac. Puis, finalement, on nous parle de la TVA et à cette heure, nous n'avons toujours pas la réponse à la question : on nous dit que les besoins de financement de l'audiovisuel public vont être assurés par la TVA. Mais on nous dit en même temps que la TVA ne va pas augmenter. Donc la fraction de TVA, les 3,7 milliards que le gouvernement prévoit de flécher maintenant vers l'audiovisuel public, à quoi cette fraction servait-elle ? De quoi les Français vont-ils être amputés ?"

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Références