Guerre Israël/Hamas : "On a besoin que les journalistes puissent être sur le terrain", selon Rima Abdul-Malak

Rima Abdul Malak, ministre de la Culture ©Maxppp - Thomas Padilla
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Rima Abdul Malak, ministre de la Culture ©Maxppp - Thomas Padilla
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Rima Abdul-Malak, ministre de la Culture, est l'invitée du Grand Entretien de France Inter ce mardi 31 octobre. Elle est notamment revenue sur la guerre entre Israël et le Hamas mais aussi sur le débat autour de l'écriture inclusive en France.

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"Une énorme inquiétude et une dévastation". Voilà comment réagit ce mardi 31 octobre sur France Inter Rima Abdul-Malak, ministre de la Culture, née au Liban, alors que la guerre continue entre Israël et le Hamas. "Le Hamas prend au piège les Palestiniens eux-mêmes", dit-elle. "Je souffre dans ma chair quand je vois les victimes israéliennes, quand je vois autant d'otages dont la vie est en suspend. Je souffre dans ma chair quand je vois des milliers de civils à Gaza qui sont touchés, des enfants qui meurent", déplore-t-elle.

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"Pouvoir accéder à tous les terrains de conflit, c'est extrêmement important pour pouvoir informer"

La guerre est aussi une guerre d'information, plus d'une trentaine de journalistes selon plusieurs sources, dont un collaborateur de Radio France, sont morts dans ce conflit. "Pouvoir accéder à tous les terrains de conflit c'est extrêmement important pour pouvoir informer", explique-t-elle. "On a besoin que les journalistes puissent être sur le terrain et qu'ils nous informent. Tout ce qui pourra être fait pour leur faciliter l'accès et les protéger est extrêmement important", selon elle.

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Face aux critiques suscitées par le manque de réactions de certains artistes au sujet de ce conflit, Rima Abdul-Malak assure qu'elle "n'attend pas des artistes qu'ils signent des tribunes mais qu'ils agissent" notamment contre l'antisémitisme. "Je crois beaucoup à la force de l'art pour créer des espaces de dialogue", dit-elle.

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La ministre de la culture revient d'Arménie où elle a annoncé "une année exceptionnelle pour l'Arménie en France". "L'Arménie est très proche de nous (...) le soutient de la France est aussi culturel", explique-elle. "Ils m'ont tous dit 'si on ne sauve pas notre culture, que restera-t-il ?'", raconte Rima Abdul-Malak.

Le Français "reste une langue d'émancipation, de culture, d'émotion"

Au lendemain de l'inauguration de  la Cité internationale de la langue française à Villers-Cotterêts, Rima Abdul-Malak assure que "la langue française nous relie à 321 millions de francophones dans le monde et avec ce lien il y a des valeurs qui sont partagées, une soif de liberté."

Selon elle, le Français "reste une langue d'émancipation, de culture, d'émotion". Cet édifice est, selon elle, unique : "c'est la restauration d'un patrimoine qui était complétement en ruine et remettre sur pied ce château qui raconte tant de notre histoire, dans une ville qui raconte tant de notre histoire, dans un territoire qui raconte tellement de notre âme littéraire, c'est un projet magnifique", dit-elle. Selon la ministre, la Cité internationale de la langue française, installée dans une ville administrée par le RN, a aussi une portée politique.

L'écriture inclusive "rend difficile d'accès la langue"

Au sujet de l'écriture inclusive, vivement critiquée par Emmanuel Macron lundi 30 octobre, Rima Abdul-Malak se dit notamment favorable à la féminisation des noms de métiers. Elle était hier  au Sénat pendant l'examen de la loi pour interdire ce type d'écriture dans un grand nombre de document. "Il y a une part du texte avec laquelle on est d'accord", explique-t-elle.

"Si l'on parle du point médiant, c'est à dire une manière de hacher les mots, de complexifier la typographie d'une phrase, cela rend complétement illisible une phrase. C'est très difficile à déchiffrer à l'écrit et c'est impossible à dire à l'oral donc ça rend difficile d'accès la langue. Donc dans des textes administratifs, il y a un enjeu d'égalité d'accès à la langue et donc pour cela l'interdiction a du sens", juge-t-elle. La ministre de la culture se dit toutefois contre l'interdiction de la féminisation des noms de métiers ou des néologismes notamment. "Ce n'est pas à nous de légiférer pour contraindre la langue", dit-elle.

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Emmanuel Macron disait vouloir faire du Français "la langue du panafricanisme", et ce dans un conflit où la France est chassée du Sahel. "La langue où l'on parle le plus le Français c'est Kinshasa", rappelle la ministre. Elle appelle à une politique de "lien entre nos sociétés civiles, entre nos scènes artistiques, qui nous permet d'avoir une relation d'égal à égal avec les pays africains."

Interrogée enfin sur le régime d'intermittent du spectacle elle assure "que le régime de l'intermittence est un pilier de la culture".

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