Golshifteh Farahani, actrice franco-iranienne, Sadaf Khadem, boxeuse iranienne, Mariam Pirzadeh, et Armin Arefi, anciens correspondants en Iran
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Golshifteh Farahani, actrice franco-iranienne, Sadaf Khadem, boxeuse iranienne, Mariam Pirzadeh, et Armin Arefi, anciens correspondants en Iran ©AFP
Golshifteh Farahani, actrice franco-iranienne, Sadaf Khadem, boxeuse iranienne, Mariam Pirzadeh, et Armin Arefi, anciens correspondants en Iran ©AFP
Golshifteh Farahani, actrice franco-iranienne, Sadaf Khadem, boxeuse iranienne, Mariam Pirzadeh, et Armin Arefi, anciens correspondants en Iran ©AFP
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Golshifteh Farahani, actrice franco-iranienne, Sadaf Khadem, boxeuse iranienne réfugiée en France, Mariam Pirzadeh, franco-iranienne, rédactrice en chef à France 24, et Armin Arefi, grand reporter au Point, sont les invités du 8h20 à l'occasion de la journée spéciale Iran sur France Inter.

Les invités de la matinale disent leur admiration de "cette jeunesse qui n'a plus peur" en Iran. Depuis le 16 septembre, les scènes de protestations se multiplient dans la rue, mais aussi dans les écoles, où des jeunes filles retirent leur foulard et insultent l'ayatollah. Les protestataires dénoncent la mort de Mahsa Amini - décédée après avoir été arrêtée par la police des moeurs - et plus largement le pouvoir en place depuis 43 ans.

"Les garçons qui meurent dans la rue pour les femmes, on n'a jamais vu ça"

Golshifteh Farahani, actrice franco-iranienne, dit qu'elle n'a jusqu'alors jamais parlé publiquement de politique iranienne et n'a "jamais osé critiquer le gouvernement islamique", mais que "cette génération née dans les années 2000 nous a tous obligés à parler". L'actrice dit ne pas dormir par peur de représailles pour sa famille, "mais les garçons qui meurent dans la rue pour les femmes, on n'a jamais vu ça". "On a la responsabilité d'être le pont entre l'Iran et le monde, on ne peut pas rester silencieux", poursuit-elle.

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Sadaf Khadem, boxeuse iranienne réfugiée en France est du même avis. "Depuis que je suis arrivée en France en 2019, je suis toujours restée une sportive dans ma tête, j'ai évité de parler de politique, mais désormais j'ai décidé de dire ce qu'il se passe en Iran", explique la sportive. "Le gouvernement iranien a coupé Internet, je n'ai pas accès à ma famille. Moi qui habite dans un pays libre, je suis mandatée pour porter la voix des autres."

23 min

"C'est inédit, ce qui est en train de se passer", abonde la journaliste Mariam Pirzadeh. "Les jeunes de 20 ans n'ont connu que la République Islamique. Ce que font les filles, c'est une déclaration de guerre à la République islamique, on est au début de quelque chose, c'est évident." "C'est un soulèvement national plutôt qu'une révolution féministe", souligne à son tour le journaliste Armin Arefi. Tous le précisent, ce n'est pas un mouvement uniquement contre le voile, "c'est un mouvement pour l'humanité", relève Golshifteh Farahani.

Et après ?

Pour autant, la question de l'après est une crainte d'une grande partie des Iraniens. "Dans les manifestations, on entend les Iraniens clamer 'ni conservateurs, ni réformateurs', ils n'en peuvent plus des mollahs. Ils ne savent pas ce qu'il y aura après, mais il n'en peuvent plus", indique Armin Arefi. Mais si le régime est renversé, qui prendra la suite ? "Il n'y a aucune alternative politique en Iran, il n'y a pas de syndicats, pas de presse libre, c'est très compliqué", estime Mariam Pirzadeh.

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Nicolas Demorand
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Production
Léa Salamé
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