Valérie Pécresse
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Valérie Pécresse ©AFP - STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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Valérie Pécresse, candidate LR à l'élection présidentielle 2022, est l'invitée du Grand entretien de France Inter.

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A moins d'un mois de la présidentielle, la candidate LR à la présidentielle, Valérie Pécresse, est cinquième des intentions de vote, à 11%, selon le dernier sondage Ipsos Sopra-Steria pour Le Parisien et franceInfo publié mardi. Elle publie cette semaine "Le temps est venu", édité chez Bouquins, dans lequel elle appelle à une "présidence de l'action".

Sur le dossier corse

La Corse est en proie aux violences depuis douze jours suite à l'agression en prison Yvan Colonna. Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, s'est dit prêt cette nuit à aller jusqu'à l'autonomie pour la Corse. C'est la première fois qu'un gouvernement ouvre la porte à cette revendication ancienne des nationalistes corses. Pour Valérie Pécresse, Emmanuel Macron "paie cach son mépris des territoires parce que ça fait des mois, même des années, que les régions de France demandent de pouvoir discuter de la différenciation régionale au sein de la République et de pouvoir prendre davantage de compétences. Moi même, j'ai signé avec les régions de France un document qui demande cette différenciation, c'est à dire plus d'autonomie pour toutes les régions en fonction de leur identité locale, y compris pour la Corse. Mais là, aujourd'hui, on a un président qui est visiblement aux abois et qui cède à la violence comme il l'a fait à Notre-Dame-des-Landes, en ne respectant pas les résultats du référendum. Et ça, ça n'est pas sain. Il faut ramener l'ordre en Corse avant d'entamer les négociations parce que sinon, l'Etat n'entamera pas ces négociations sur le nouveau statut de la Corse dans une position de force."

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L'autonomie, oui, bien sûr, mais l'autonomie avec des indicateurs de performance, avec des résultats pour les Corses. Et aujourd'hui, on le sait, on a des soucis en Corse de création d'emplois, d'investissements, de désenclavement, des soucis avec la gestion des déchets. Donc il  faudrait obtenir un donnant donnant :  l'autonomie contre des résultats."

Elle ajoute : "Aujourd'hui, face à la force, il est prêt à tout céder. Et ce n'est pas une bonne manière de gouverner aujourd'hui. Emmanuel Macron ne peut pas être le président qui cède à la force."

Sur la campagne présidentielle par temps de guerre

La guerre en Ukraine relègue t-elle au second plan la campagne présidentielle ou au contraire, pose t-elle les grands enjeux des années à venir pour la France ? La question de la défense si un jour la France ou l'Europe sont attaqués par une autre puissance, la question de la souveraineté énergétique, la question alimentaire, etc... Ou autrement dit des questions existentielles qui sont bel et bien au centre de la campagne. C'est un peu des deux selon la candidate LR : 

Je crois que la guerre, le président de la République l'utilise pour justement se protéger et n'avoir pas de comptes à rendre sur son bilan national sur l'État de la France."

"On a fait un grand grand débat lundi, qui était un débat présidentiel, ça s'appelait "La France face à la guerre". Et on a eu des questions quasiment que sur la question de la guerre en Ukraine. Je rappelle qu'il y a pas la guerre en France, il y a la guerre sur le continent européen, qui est évidemment un sujet éminemment grave et qui nous oblige d'ailleurs à revoir toute une série de politiques et à les repenser. Mais c'est quand même une émission dans laquelle on a évité de parler de l'immigration incontrôlée, de la montée de la violence, des services publics à bout de souffle, de la question réelle du pouvoir d'achat. Donc, il y a des questions sur l'état qu'on n'a pas pu poser."

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Et dans le même temps, "cette crise en Ukraine, tout comme la crise Covid, révèle aussi des erreurs politiques que nous avons faites, au plan national et au plan européen. Typiquement, la question de l'indépendance énergétique : ne pas mettre le nucléaire dans le plan de relance, ne pas assumer une stratégie énergétique avec notre grand atout du nucléaire à côté des renouvelables. C'était une faute, une faute commise par Emmanuel Macron. Autre faute, sur souveraineté alimentaire. Emmanuel Macron a accepté que l'Europe vote un projet qui s'appelle De la ferme à la fourchette, qui organise la décroissance agricole en plein réchauffement climatique alors que les famines vont se multiplier sur le continent africain. Et la crise russe est emblématique de cela, puisque le prix du blé augmente et sur le continent africain, là encore, le prix du blé est consubstantiel de la nourriture et du pouvoir d'achat des ménages. Les destins de l'Afrique et de la France sont liés."

Sur le bilan d'Emmanuel Macron

Jeudi, le président de la République va faire une conférence de presse pour présenter son programme. Valérie Pécresse dit souhaiter "que les Français se rendent compte que les cinq ans d'Emmanuel Macron ont affaibli la France et que c'est très difficile de faire confiance à un président qui, vraisemblablement demain, va proposer le contraire de ce qu'il a fait ces dernières années. Moi, ce que je demande, c'est un vrai débat démocratique, face à face. Il ne veut pas qu'on démasque ces contrevérités. Regardez l'émission de lundi. 'Je n'ai pas changé d'avis sur le nucléaire', eh bien si. 'Je n'ai pas renoncé à faire la réforme des retraites', eh bien si. Donc, si on avait eu un vrai débat, je pense que l'on aurait mis à jour un président zig-zag et un président qui finalement, n'a pas tracé son sillon droit, n'a pas eu le courage de faire les réformes que le pays attend et dont il a besoin."

Demain, l'addition va être très salée parce que on voit bien qu'aujourd'hui, c'est l'open bar de la dépense publique. Mais on ne voit pas bien le chemin de réformes qui remettra le pays sur les rails et qui évitera de léguer aux générations futures une dette financière abyssale et une dette écologique."

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L'équipe

Léa Salamé
Léa Salamé
Léa Salamé
Production
Nicolas Demorand
Nicolas Demorand
Nicolas Demorand
Production
Stéphanie Boutonnat
Collaboration
Alexandre Gilardi
Collaboration
Juliette Hackius
Collaboration