Bruno Retailleau invité de France Inter mercredi 25 mai.
Bruno Retailleau invité de France Inter mercredi 25 mai.
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Bruno Retailleau invité de France Inter mercredi 25 mai. ©Radio France
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Résumé

Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat, Sénateur de Vendée, est l'invité du Grand entretien de France Inter.

avec :

Bruno Retailleau (chef de file des sénateurs Les Républicains, président de la région Pays de La Loire).

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L'élection présidentielle a fait apparaître la division de la politique française en trois blocs : les soutiens du président de la République, la Nupes emmenée par Jean-Luc Mélenchon et le Rassemblement national. "Il faut préciser ce que sont ces trois blocs, il y a d'un côté Emmanuel Macron et de l'autre le bloc des radicalités", nuance Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat. "La démocratie, c'est la possibilité un jour d'une alternance. Est-ce que les Français veulent que demain, la porte de sortie soit les radicaux. Je me bats pour que, dans notre démocratie française, il y ait une autre voie et que la droite classique, qui doit profondément évoluer, puisse à nouveau exister."

D'après le sénateur, "beaucoup d'électeurs de droite ont voté pour Emmanuel Macron mais je pense qu'ils ont été trompés car ils ont cru qu'il proposait une politique de droite alors qu'il a nommé une Première ministre de gauche, un ministre de l'Éducation nationale dont la nomination a été saluée par Jean-Luc Mélenchon". Bruno Retailleau appelle donc ces électeurs à voter pour des députés LR. "Emmanuel Macron a une caractéristique, celle d'aller toujours dans le sens du vent. Il a bien vu que Jean-Luc Mélenchon avec la Nupes montait en puissance et donc il fait des clins d'œil très appuyés", analyse le sénateur, taclant ensuite le bilan des anciens LR le ministre de l'Économie Bruno Le Maire et le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Pour Bruno Retailleau, "il y a un jeu très dangereux d'Emmanuel Macron car il veut qu'il n'y ait rien entre lui et les radicaux".

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Le "wokisme" du ministre de l'Éducation

Après la nomination de Pap Ndiaye à l'Éducation nationale, Bruno Retailleau l'avait immédiatement qualifié d'"adepte du wokisme". Le sénateur admet qu'il faut lui laisser sa chance mais souligne "ses convictions", en relevant plusieurs citations : "Il a brocardé l'universalisme chauvin de l'homme blanc hétérosexuel en 2018. En 2020, dans un grand journal, il dit qu'être français c'est être blanc, être noir c'est être d'ailleurs. Il y a cette obsession qui nous rappelle l'obsession américaine du wokisme qui est celle de la race. Et ça, ce n'est pas notre modèle républicain." "Je ne veux pas être caricatural mais j'observe que lui l'a été", ajoute-il.

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"Qui trahit, trahira..."

Bruno Retailleau a ensuite été interrogé sur le cas de Damien Abad, ex-député LR nommé au gouvernement et accusé de viols par deux femmes. Il estime que l'exécutif ne pouvait pas ne pas être au courant de ces accusations avant la nomination au gouvernement. Sur le fond de l'affaire, il souligne que "ce n'est pas moi qui peut m'ériger en juge, pas plus qu'une salle de rédaction, les réseaux sociaux ou un observatoire militant, c'est la justice. On ne peut pas, dès lors qu'il y a un soupçon, 'défenestrer' quelqu'un. Soyons extrêmement prudent et faisons attention à respecter aussi la parole des femmes et la présomption d'innocence."

Bruno Retailleau, s'il avait été dans l'exécutif, aurait "été très circonspect" vis-à-vis de Damien Abad, pour ces accusations de viols mais aussi pour son attitude politique : "Nommer des gens qui changent de camp... Vous savez, qui trahit, trahira..."

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Références

L'équipe

Jérôme Cadet
Production
Alexandre Gilardi
Collaboration
Juliette Hackius
Collaboration
Stéphanie Boutonnat
Collaboration