Benoit Hamon - Marlène Schiappa
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Benoit Hamon - Marlène Schiappa ©AFP - Philippe DESMAZES /  Ludovic MARIN
Benoit Hamon - Marlène Schiappa ©AFP - Philippe DESMAZES / Ludovic MARIN
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Benoît Hamon, directeur général de l'association Singa, ancien ministre, et Marlène Schiappa, Secrétaire d'État chargée de l'Économie sociale et solidaire et de la Vie associative, évoquent la question de l'immigration en France et de l'accueil des étrangers.

Benoît Hamon, directeur général de l'association Singa, débat avec Marlène Schiappa, Secrétaire d'État chargée de l'Économie sociale et solidaire et de la Vie associative, de la question de l'immigration et de l'accueil des étrangers en France. Avec à l'agenda politique le projet de loi sur l'immigration que Marlène Schiappa va défendre avec Gérald Darmanin. Un premier débat, sans vote, aura lieu la semaine prochaine à l'Assemblée nationale.

Benoît Hamon : "L'impasse migratoire n'est pas liée au manque de moyens"

Benoît Hamon revient notamment sur les propos de Gérald Darmanin, "être méchant avec les méchants et gentil avec les gentils" : "C'est une manière de parler à des enfants en général. C'est inutilement caricatural", assure l'ancien ministre. "La France n'est jamais gentille quand elle accueille par exemple des demandeurs d'asile. Elle souscrit juste à des obligations de la convention de Genève", relève Benoît Hamon.

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La France a-t-elle vraiment besoin d'une 29e loi asile et immigration depuis 1980 ? "Ça veut dire que la priorité de la France, notamment depuis 1990, a été de fermer plus ou moins fort le robinet de l'immigration." Il poursuit : "L'impasse migratoire n'est pas liée au manque de moyens, mais à la démesure des objectifs." "Être pour ou contre les migrations est aussi absurde que de dire qu'on est pour le soleil ou contre la pluie", ajoute le directeur général de l'association Singa.

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"Parce qu'on a mis les moyens, parce qu'on a autorisé à travailler, il n'y a pas un Ukrainien dans la rue. Il y a des milliers d'Afghans, de Syriens ou d'Irakiens dans la rue", constate également Bénoît Hamon. "Ce qu'on a été capable de faire pour les Ukrainiens, pourquoi en serait-on pas capable de le faire pour les Afghans ?"

Marlène Schiappa : "Le projet de loi vise aussi à sortir d'une hypocrisie"

Pour Marlène Schiappa, "le projet de loi vise à considérer les personnes venues de l'étranger pour ce qu'elles font et pas pour ce qu'elles sont, mais aussi à sortir d'une hypocrisie : dans notre quotidien, on croise des travailleurs clandestins tous les jours". "L'idée n'est pas d'être pour ou contre", la loi, assure Marlène Schiappa. Pour elle, "l'idée est de se dire quelle politique publique nous voulons mener. Est-ce qu'on considère que la France peut expulser des étrangers délinquants, oui ou non ? Et comment ont fait pour mieux intégrer".

Est-elle favorable à la double peine, supprimée par Nicolas Sarkozy et qui prévoit qu'une personne ayant commis un délit ou une infraction et qui n'a pas la nationalité française, puisse-t-être expulsé du le territoire français  ? "Je me targue d'avoir obtenu en 2018 le soutien du gouvernement à l'expulsion des étrangers auteurs de violences sexistes et sexuelles", répond la Secrétaire d'État chargée de l'Économie sociale et solidaire et de la Vie associative. Elle ajoute : "Je considère que si quelqu'un a été condamné pour des violences conjugales ou pour un viol, oui il doit être expulsé."

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Marlène Schiappa assure également qu'il est prévu de mettre "beaucoup de moyens sur l'apprentissage de la langue française". "On va mettre aussi les employeurs à contribution, qu'ils puissent contribuer à l'apprentissage de la langue pour aider des personnes à mieux s'intégrer." Le texte de loi prévoit que les personnes qui ne parlent pas la langue voient leur titre de séjour leur être retiré. Enfin, sur la question des OQTF, "doit-on en donner à des personnes sont on sait qu'elles ne sont pas expulsables ? Aujourd'hui, on ne renvoie pas quelqu'un vers l'Afghanistan, vers l'Ukraine, ou la Syrie", dit Marlène Schiappa.

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