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La forêt de Landiras, en Gironde, le 27 juillet 2022 après l'incendie qui l'a ravagée. ©Maxppp - GUILLAUME BONNAUD
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Résumé

Laurent Tillon, responsable biodiversité de l’Office National des Forêts, et Francis Martin, microbiologiste spécialiste de la forêt, sont les invités de Christelle Rebière à 8h20 pour évoquer l'avenir de nos forêts, après la multiplication des incendies cet été.

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Entre incendies, vagues de chaleurs et sécheresse, les forêts françaises sont en première ligne face au réchauffement climatique. Face à cette situation, la forêt, "elle a soif et elle a chaud", expliquent Laurent Tillon, responsable biodiversité de l’Office National des Forêts et Francis Martin, microbiologiste spécialiste de la forêt.

Les arbres n'ont plus assez d'eau

La France comte presque 17 millions d'hectares de forêts, soit un tiers de son territoire, et la situation est compliquée par le réchauffement climatique et les incendies de cette année. Les arbres transpirent : "Un chêne adulte va pomper dans le sol jusqu'à 1000 litres d'eau par jour, les arbres ont donc besoin d'avoir une quantité d'eau dans le sol extrêmement importante" , explique le microbiologiste et spécialiste de la forêt Francis Martin. "C'est dans cette eau que l'arbre va puiser ses éléments nutritifs. Partout où on se promène, on constate des dépérissements extrêmement importants, et une proportion significative des arbres et en train de mourir. Ils souffrent énormément."

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Est-ce que l'équilibre de nos forêts est rompu ? "En tout cas il est délicat à trouver. Ca va dépendre des écosystèmes forestiers" , répond Laurent Tillon, responsable biodiversité de l’Office National des Forêts. Privés d'eau en assez grande quantité, le système immunitaire des arbres est affaibli, ce qui favorise l'arrivée de parasites : "Ils n'ont plus la capacité de se défendre face aux insectes", ajoute-t-il.

Un tiers des forêts est classé sensible aux incendies, et 47 000 hectares sont déjà partis en fumée. Pour l'Office national des forêts, "ça signifie une attention de tous les instants, c'est compliqué". "Il y a un travail de prévention qui est énorme", ajoute-t-il, alors que 90% des feux ont une origine humaine, "la prise de conscience n'est pas si évidente que ça", chez les Français.

Références