Thierry Marx : la crise de l'énergie, "quasi aussi dure" que le Covid pour l'hôtellerie-restauration

Thierry Marx
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Thierry Marx ©AFP - Emmanuel DUNAND
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Thierry Marx, chef étoilé et nouveau président de l’UMIH, Union des métiers de l’industrie de l’hôtellerie, premier syndicat de l’hôtellerie-restauration) estime que la crise énergétique est "une vraie crise, quasiment aussi dure que la crise sanitaire", pour son secteur.

"C'est une vraie crise", alerte Thierry Marx, "presque quasi aussi dure que la crise sanitaire, et je pèse mes mots en disant cela". Selon le chef étoilé, nouveau président de l’UMIH, Union des métiers de l’industrie de l’hôtellerie, premier syndicat de l’hôtellerie-restauration), certains de ses confrères réfléchissent même à, parfois, fermer leur établissement pour certains services.

"L'augmentation du coût de l'électricité entre huit et dix fois, augmentation du gaz et des matières premières, augmentation des salaires, plus l'effet ciseau des prêts garantis par l'Etat (au moment du Covid, NDLR) : il va y avoir un moment de coupe qui va être extrêmement dur à vivre en 2023", poursuit le chef cuisinier.

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"Il va falloir qu'on s'adapte"

Face à la pénurie de main d'oeuvre dans le secteur de l'hotellerie-restauration (Thierry Marx évoque 200.000 emplois vacants), "il va falloir s'adapter", estime le chef français. "Ça veut dire qu'il faut qu'on regarde l'attractivité des métiers, la formation professionnelle, et enfin une planification efficace du travail." En effet, selon Thierry Marx, "les gens sont prêts à revenir au travail mais en ne se privant pas trop de leur vie sociale", notamment sur la question des coupures en cours de journée. "Les personnels ne veulent plus avoir un rapport sacrificiel au travail", a rapporté une étude menée par l'UMIH, d'après Thierry Marx.

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Thierry Marx appelle aussi à "sortir de l'hypocrisie" sur la question des travailleurs immigrés et sans papiers en cuisine. "C'est normal de clarifier la situation de ces personnes", assure-t-il.

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