Claudie Haigneré et Christophe Galfard
Claudie Haigneré et Christophe Galfard
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Claudie Haigneré et Christophe Galfard ©AFP
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Résumé

Claudie Haigneré, première femme astronaute européenne, conseillère auprès de l’Agence spatiale européenne, et Christophe Galfard, docteur en physique théorique, sont les invités du Grand entretien de France Inter. Ils évoquent le décollage prévu demain de Thomas Pesquet pour la Station spatiale internationale.

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Christophe Galfard (Docteur en physique théorique. Il est notamment l'auteur de "L'Univers à portée de main" (coédition France Inter/Flammarion, traduit dans une vingtaine de langues) et de la trilogie pour la jeunesse : "Le Prince des Nuages" (PKJ)), Claudie Haigneré (astronaute, conseillère auprès du directeur général de l’ESA, première femme française à être allée dans l’espace.).

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"J’essaie de me mettre à la place de Thomas ce matin, à 24h du décollage", explique l'astronaute française Claudie Haigneré. "Il a déjà réalisé une première mission avec beaucoup de succès donc il sait gérer cette situation particulière du séjour de longue durée dans la station spatiale. Malgré tout, c’est quand même un moment plein d’émotions de partir ainsi. C’est une lourde responsabilité, il va falloir beaucoup de vigilance, de concentration… Mais il l’a dit et répété, il est prêt !"

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"Je suis très impressionnée quand je compare la station telle que je l’ai connue en 2001 et ce qu’elle est devenue 20 ans après : 250 membres d’équipage y ont vécu, des Américains, des Russes, des Européens… Il y a des installations et des laboratoires de très haut niveau, comme ceux qu’on trouve au sol aujourd’hui mais dans ces conditions exceptionnelles. Un immense volume, une capacité à travailler en coopération internationale, moi je suis très étonnée et admirative de ce qui s’y passe."

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On y multiplie notamment des expériences spécifiques à l'espace, comme l'explique Christophe Galfard, docteur en physique théorique : "Il y a l’effet humain qui ne peut pas être copié. Le fait d’envoyer des humains dans l’espace, ça prépare l’humanité à ce qui va être sa prochaine étape : la présence de l’humain est limitée actuellement à une orbite extrêmement basse, juste à côté de la Terre, notre palier. C’est moins que la distance entre Paris et Marseille ! Ce trajet en voiture se fait très facilement, mais quand on va vers l’espace c’est beaucoup plus compliqué. Ça nous prépare à quelque chose de beaucoup plus compliqué : la Lune, Mars. On fait un apprentissage de ce que ça fait de vivre ailleurs que sur Terre pour du très long terme…"

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"On a réalisé que dans l’espace, pour tout ce qui est médical, les tissus se comportent comme ils se comportent dans notre corps. C’est-à-dire qu’à l’intérieur de notre corps, il y a des fluides un peu partout, donc les choses flottent de la même façon qu’ils flottent dans l’espace. Donc cela facilite les expériences médicales. D’autant plus qu’en microgravité, les tissus vieillissent plus vite, ce qui nous permet de voir dans des temps courts ce qui se passe pour nous dans des temps longs !"

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Pour y parvenir, il va falloir que Thomas Pesquet quitte la Terre, une expérience qu'a aussi vécue Claudie Haigneré : "Le décollage, c’est 4G d’accélération, donc quatre fois le poids de votre corps quand vous êtes installé dans la capsule. Là, il y a deux étages de propulsion, un premier qui fonctionne pendant un peu plus de deux minutes, puis le deuxième étage qui va amener jusqu’à l’orbite pour rejoindre la station, à environ 400 km en orbite. Mais moi j’avais surtout trouvé le retour un peu plus sportif !"

"Quand on entre dans cette station, on est plongés dans cet environnement, ce volume, cette troisième dimension", se souvient l'astronaute. "Il faut se déplacer en microgravité, en se repoussant d’une paroi à une autre, arriver à s’orienter en trois dimensions, parce qu’on n’a pas trop l’habitude. Il faut travailler de façon différente, parce que tout s’envole… Il faut fixer les choses ! Sur le plan de la vie en équipage, ils vont être sept à bord, dont quatre qui arrivent avec la mission Alpha. Il faut se répartir les rôles, les lieux personnels…"

Pourquoi avoir choisi le nom d'Alpha pour cette nouvelle missions ? "Quand vous regardez le ciel, vous voyez les étoiles et il y en a une qui est plus proche que les autres, c’est un système de plusieurs étoiles qui s’appelle Proxima du Centaure", raconte Christophe Galfard. "La mission précédente de Thomas Pesquet s’appelait Proxima ; Alpha [le nom de la mission lancée cette semaine] du Centaure, c’est l’étoile la plus proche de nous de ce petit groupe d’étoile."

Références

L'équipe

Carine Bécard
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Production
Ali Baddou
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