Tony Blair
Tony Blair
Tony Blair ©AFP - VANESSA CARVALHO / BRAZIL PHOTO PRESS / Brazil Photo Press via AFP
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Résumé

Tony Blair, ancien Premier ministre du Royaume-Uni, fondateur du "Tony Blair Institute for Global Change", est l'invité du Grand entretien de France Inter.

avec :

Tony Blair (Premier ministre du Royaume-Uni (de 1997 à 2007)).

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L'ancien Prime Minister demande à l'actuel de publier toutes les données sur les vaccins anti-Covid. "C’est nécessaire d’avoir tous les chiffres de l’efficacité des vaccins, pour que l’on puisse comparer les différents vaccins", assure Tony Blair. "Les chiffres doivent démontrer qu’ils sont très efficaces pour lutter contre les morts dues au Covid-19. Il y a des doutes sur les vaccins, mais si on étudie les chiffres, les preuves, on comprend que c’est absolument nécessaire pour les gens d’être vaccinés. Si on ne peut pas publier ces données, alors on va endommager la lutte contre le Covid-19 globalement."

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"En Grand-Bretagne, on a deux vaccins : Pfizer, un vaccin ARN, et AstraZeneca. On peut faire une comparaison, et je crois qu’en ayant les chiffres exacts, ça montrera que les deux vaccins sont très efficaces. On a les faits, il faut les utiliser."

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Que pense-t-il de la méfiance sur le vaccin AstraZeneca ? "La question aujourd’hui, c’est : comment vacciner tout le monde ? Parce que s’il y a le Covid-19 dans un coin du monde, comme un pays en développement, c’est toujours un problème pour tout le monde. Or les vaccins comme AstraZeneca ou Jansen sont beaucoup moins chers, plus faciles à administrer, donc si on a un problème avec leur crédibilité, ça nous donne un problème mondial de crédibilité. Publions les chiffres exacts !"

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"En Israël, ils ont publié les chiffres sur la situation de vaccination : ça donne confiance parce qu’on peut voir exactement les effets du vaccin. On a énormément réduit les contaminations et les morts grâce à la vaccination ! Si on publie les chiffres exacts, on regagnera en crédibilité."

"Sur Internet, des choses sont dites sans aucune base scientifique contre les vaccins"

Tony Blair s'inquiète de la prolifération d'informations déformées ou erronées sur la question : "On a créé un vaccin, qui a passé les tests nécessaires, été autorisé par les agences du médicament : et maintenant, on a des pays qui le refusent sur une base totalement fausse !"

Que répond-il aux gens qui l’accusent de prendre position car il aurait des liens avec l’industrie pharmaceutique ? "Je m’intéresse simplement à la meilleure manière de vaincre le Covid-19. Je n’ai aucun intérêt financier là-dedans. Les rumeurs sur Internet, c’est un gros problème pour tout le monde : on a des choses qui sont dites sans aucune base scientifique contre les vaccins. C’est totalement fou, parce qu’il est évident qu’on a étudié la question, et qu’il est beaucoup mieux d’être vacciné. La question, c’est pas de croire ce que je dis, mais de publier les faits !"

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"Je peux comprendre [ceux qui ont des doutes]", tempère l'ancien Premier ministre britannique. "Mais si on regarde la situation maintenant en Grande-Bretagne, et dans les autres pays où l’on a utilisé le vaccin AstraZeneca et les vaccins en général, on constate que l’on a réduit le nombre de gens contaminés, les gens hospitalisés et les morts. Si on regarde  la différence entre les populations vaccinées ou non vaccinées, les données sont absolument claires : avec la vaccination, on peut ouvrir, revenir à la vie normale. Il n’y a aucune autre solution."

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Le secret du succès britannique ? "Nous avons investi dans le développement des vaccins"

La Grande-Bretagne s'en est-elle mieux sortie parce qu'elle était indépendante sur cette question ? "Il ne faut pas mélanger la question du Brexit et de la campagne de vaccination. Nous aurions eu le même programme même si nous avions été dans l’Union européenne. Nous avons investi dans le développement des vaccins, dans les usines pour les fabriquer, c’est pour cette raison que nous avons eu beaucoup plus de vaccins."

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"La relation entre AstraZeneca et l’Union européenne a été très compliquée, avec les problèmes retard notamment", reconnaît Tony Blair. "Mais il faut mobiliser tous les vaccins disponibles, autrement la vaccination ne peut pas être globale, or il faut que tout le monde soit vacciné. Nous allons lancer un appel, dans les prochaines semaines, pour une vaccination mondiale avant la fin de cette année. C’est absolument nécessaire pour éviter toute mutation du virus qui rendrait les vaccins inefficace, ce qui serait un désastre !"

Références

L'équipe

Carine Bécard
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Production
Ali Baddou
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